Pour le maintien des limitations d’effectifs en série technologique, grève le 5 septembre !

Les personnels de plusieurs établissements ont découvert le jour de la rentrée que les effectifs explosent dans les classes STMG, leur réponse: la grève dès lundi!

Communiqué de presse des personnels enseignants de la cité scolaire Jean Renoir, Bondy

Les enseignant·es de la cité scolaire Jean Renoir de Bondy constatent qu’en cette rentrée, le rectorat n’a pas respecté ses engagements concernant les effectifs des classes de STMG.

Durant l’été et après la tenue du conseil d’administration de début juillet qui décide de l’organisation de la rentrée, les effectifs ont été portés de 24 à 30 élèves par classe. Il s’agit d’une tentative de passage en force du rectorat qui contourne les instances du lycée alors même que cette hypothèse n’avait pas été évoquée lors d’une audience sur notre dotation au rectorat en mars 2022.

C’est une nouvelle dégradation des conditions de travail des enseignant·es en charge de ces classes mais aussi pour les élèves souvent plus en difficulté dans cette série.

C’est pourquoi les personnels enseignants demandent l’ouverture immédiate d’une division supplémentaire de 1ère STMG permettant le retour à des effectifs de 24 élèves par classe.

Les personnels tiendront un piquet de grève dès 8h15 lundi et se réuniront à nouveau en assemblée générale lundi 5 septembre pour décider des suites du mouvement. Iels contactent leurs organisations syndicales et d’autres lycées qui ont aussi décidé de la grève pour le 05 septembre.

Les personnels mobilisés avec le soutien de leurs sections syndicales SNES SUD éducation 93 SNFOLC SGEN-CFDT.

 

Communiqué du Lycée Feyder, Epinay-sur-Seine


En juillet dernier, nous apprenions que le lycée Feyder allait être amené à accueillir de nombreux élèves supplémentaires en 1STMG. Sans création de nouvelle classe, ceci fait passer les effectifs de deux classes de 24 vers 30 élèves, soit une augmentation de 25% ! Les autres classes voient également leurs effectifs augmenter, vers 26 et 27 élèves. Par là même, ce sont à la fois les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignant·es qui se voient fortement dégradées.

Ceci est d’autant plus dommageable que, d’une part, le redoublement n’existe quasiment plus (et est même refusé aux familles qui en font la demande!) et que, d'autre part, de nombreux élèves de STMG se retrouvent sans affectation post-bac. Ce sont donc ces mêmes élèves qui ont le plus besoin d’être accompagné·es qui sont, par cette décision, véritablement pénalisé·es ! Peut-on faire des débats en Éducation Morale et Civique à 30 ? N’est-ce pas une matière fondamentale pour la République ? Peut-on participer à l’oral en langues vivantes à 30 ? Les capacités de communication dans plusieurs langues ne sont-elles pas fondamentales dans le monde d’aujourd’hui ? Peut-on faire de l’informatique à 30, a fortiori dans des salles informatiques prévues pour 24 élèves ? Les compétences informatiques ne sont-elles pas essentielles dans les programmes ? Peut-on acquérir une méthodologie dans une nouvelle matière telle que l’éco-droit ou la gestion à 30 ? Ne souhaite-t-on donc pas la réussite des élèves ?

La solution est pourtant simple : il faut ouvrir une classe supplémentaire ! Cette solution est d’autant plus évidente qu’il reste, dans le département, des élèves de 1STMG sans affectation. Mais le ministère préfère des slogans d’annonce qu’il ne parvient même pas à respecter : un·e professeur·e devant chaque classe, c’est certainement plus facile à réaliser quand on repousse les effectifs maximaux des classes. Nous avons alerté le rectorat à plusieurs reprises depuis juillet, en demandant l’ouverture de cette classe supplémentaire, mais celui-ci n’a jamais donné de réponse. C’est pourquoi nous n’avons pas d’autre choix que de commencer une grève pour qu’enfin, nous puissions accueillir nos élèves dans des conditions qui leur permettent de réussir.


Année après année, nous sommes forcé·es de constater l’abandon de notre lycée et le désengagement total des pouvoirs publics pour des conditions d’apprentissage dignes. Après trois années au milieu des travaux dans des conditions indignes, au cours desquels le tribunal administratif a donné raison aux professeur·es en ordonnant à la Région de faire le nécessaire pour assurer la sécurité de tous et toutes, voilà maintenant que les effectifs des classes explosent. Il est nécessaire de mettre le holà à ces dégradations constantes et de redonner enfin aux élèves les moyens qu’iels méritent tous pour réussir, au nom de l'Égalité.


Les enseignant·es mobilisé·es du lycée Jacques Feyder - Epinay-sur-Seine (93)