💥 Retraites : la bataille pour nos retraites est engagée et nous devons la gagner ! 💥 / Tracts, communiqués, motions ...

Les motions des bahuts

Lycée Le Corbusier, Aubervilliers

Les personnels du lycée Le Corbusier, réunis ce jeudi 26 janvier en assemblée générale avec leurs organisations syndicales (SNES-FSU, SUD Education- Solidaires, CGT, CNT), avons décidé, vu l’ampleur des mobilisations massives du 19 janvier, de nous mettre en grève dès le 31 janvier, et avons voté la grève reconductible.

Nous refusons de travailler toujours plus dans des conditions toujours plus déplorables.

Nous refusons les choix de société qui nous sont imposés et qui ne correspondent pas aux intérêts des travailleuses et des travailleurs.

Nous ne sommes pas dupes des arguments qui sont donnés par le gouvernement : est-ce à nous de nous « résigner » à faire des efforts pour remettre le système à l’équilibre, alors que des moyens de financement apparaissent comme par magie lorsqu’il s’agit de privilégier les intérêts d’une minorité ?

Nous refusons de nous tuer à la tâche et d’accepter l’appauvrissement des aînés.

Le gouvernement veut régler le problème des EHPAD en nous faisant mourir sur les estrades !

Nous ne participerons pas à cette mascarade !

Nous sommes convaincus de la force du collectif, et vu le déploiement de la grève interprofessionnelle, y compris dans des secteurs où elle est habituellement plus timide, nous sommes prêts à nous engager le plus largement possible dans un rapport de forces, jusqu’au retrait de la contre-réforme des retraites.

Nous nous donnons rendez-vous dès maintenant le 31 janvier à 9h à la Bourse du Travail d’Aubervilliers pour l’AG Education, à 10h pour l’AG interprofessionnelle, et appelons à multiplier nos forces vives dès l’après-midi du 31 en manifestation avec les camarades d’Auberviliers, et les jours qui suivront pour organiser la grève reconductible.

 

Collège Solveig Anspach, Montreuil

Motion des personnels d'enseignement et d'éducation du collège Solveig Anspach de Montreuil avec leurs sections syndicales SNES-FSU, Sud éducation, SNFOLC et CNT

Nous étions en grève à 90% le 19 janvier pour exiger le retrait du projet Borne-Macron de réforme des retraites. Nous ne voulons ni de l'allongement de la durée de cotisation, ni d'un âge de départ repoussé. Comment envisager de travailler avec des adolescents en restant dynamiques, patients et bienveillants jusqu'à 64 ans ? Nous ne voulons pas mourir sur scène !

C'est pourquoi nous répondrons massivement à l'appel intersyndical interprofessionnel du 31 janvier. Nous pensons cependant que des journées d'action isolées risquent de ne pas être suffisantes pour faire plier le gouvernement. Nous pensons que la défense de nos retraites nécessite et mérite la grève illimitée jusqu'à ce que le gouvernement retire son projet.

 

Non à la retraite à 64 ans ! Non aux 43 annuités !

 


Tract de Sud éducation

Avec 2 millions de manifestant·es dans les rues le 19 janvier, le pari d'une première journée de grève massive contre la volonté politique de dégrader les conditions de départ en retraite est tenu. Le gouvernement qui ne réussit pas à convaincre du bien fondé de sa réforme est sur la défensive. C'est que personne n'est dupe. Il a beau s'en remettre aux lois économiques et aux calculs qui ne mentent pas, tout le monde a compris qu'il s'agit avant tout de considérations idéologiques. Non seulement le gouvernement fait face à un front syndical uni, mais il est de plus en passe de perdre la bataille des idées. La victoire est donc possible si nous restons déterminé·es.

 

Des mesures qui renforcent la précarité et les inégalités sociales

Beaucoup de travailleur·euses partent déjà avant l’âge «minimum» sans une retraite pleine et se retrouvent dans la précarité forcée. L’allongement de la durée de cotisation ne fera que renforcer cette précarisation. Comme toujours, les plus hauts salaires pourront s’en prémunir en se constituant une retraite complémentaire via des organismes privés, encouragés par de nouveaux avantages fiscaux.

Des mesures qui renforcent les inégalités de genre

La plupart des femmes ont des carrières hachées, incomplètes, avec des revenus plus ou moins faibles. La précarité, l’inégalité salariale, et la charge de l’éducation des enfants qui repose d’abord sur leurs têtes et leurs corps dans cette société patriarcale, en sont la cause. Beaucoup de femmes ne parviendront pas à cotiser suffisamment pour partir à 64 ans avec des salaires à taux plein et seront donc obligées de travailler jusqu’à 66 ou 67 ans, pour finir avec un minimum insuffisant pour vivre dignement.

Des mesures validistes

Allonger la durée du travail, c’est obliger de plus en plus de gens à se soumettre à des rythmes qui les mettent en difficulté et en souffrance. C’est augmenter les risques de maladie, les risques psychosociaux et plus généralement les risques d’accidents du travail.

Travailler plus longtemps alors que le chômage reste élevé

Nous sommes dans une situation ubuesque où l’âge de départ en retraite est retardé, alors que les taux de chômage chez les jeunes et les plus de 50 ans battent des records. Qui sera en capacité de cotiser aussi longtemps dans ces conditions ?

Une politique au service des privilèges d’une minorité

Qu’on travaille jusqu’à ne plus en pouvoir, qu’on parte avec des décotes et en ayant une pension mi-nable, n’est évidemment pas un but en soi pour le gouvernement et les intérêts qu’il protège. C’est juste le prix à payer pour que le projet capitaliste passe du rêve à la réalité: passer du système de la répartition, à un système par capitalisation avec des fonds de pension individuels. Le système actuel repose en effet sur la solidarité : une partie du salaire des actif·ves est socialisée pour payer les pensions des retraité·es. C'est insupportable pour les capitalistes qui n'acceptent qu'une forme de relation sociale: les rapports marchands et les profits qu'il est possible d'en tirer.

Les vraies raisons de cette volonté de «réforme» sont connues. Le gouvernement qui s'est engagé à réduire la dépense publique auprès des institutions internationales anticipe une baisse de la croissance dans les années qui viennent. Alors qu'il prétend lutter contre la crise climatique, il ne fait que s'ingénier à perpétuer un système économique devenu mode de destruction de la vie. Les calculs que nous devons faire sont simples : L’espérance de vie en bonne santé ou sans incapacité est en France de 64,1 ans chez les femmes et 62,7 ans chez les hommes. Les conséquences insupportables de cette réforme pour tou·tes celles et ceux qui auront la chance de pouvoir un jour devenir vieux·vieilles, sont sans appel. Nous ne pouvons nous résoudre à accepter comme seule perspective de vie de passer directement de notre lieu de travail à un lit d’hôpital (si tant est qu’il en reste) ou assisté·es à domicile par des auxiliaires de vie sous payé·es. Si l’histoire nous montre que les conquêtes sociales ne sont jamais définitivement acquises, il en est de même pour les reculs imposés par les gouvernements.

SUD éducation 93 soutient toutes celles et ceux qui ont d’ores et déjà décidé de reconduire la grève sans attendre la date du 31 janvier. Nous pensons que le rapport de force que nous devons construire pour gagner passera inévitablement par la reconduction de la grève. Nous appelons à construire ce rapport de force au plus vite :7

en organisant partout des AG d’établissements et/ou d’arrondissements

en tournant dans les écoles, les établissements et les services pour convaincre de la nécessité de la reconduction

en prenant des initiatives militantes localement, lorsque c’est possible (rassemblements, réunions, marches aux flambeaux, affichages, poses de banderoles, interventions dans des réunions officielles organisées par les partis au gouvernement, ...) ;

en abondant les caisses de grève.

Se mobiliser contre cette réforme injuste c'est se poser ensemble la question de la société que nous voulons pour nous toutes et tous et pour les jeunes. Ne laissons pas l’élaboration de notre futur à celles et ceux qui profitent du système capitaliste et qui n’ont aucun intérêt à ce que soient posées les questions du partage du travail et des richesses, du mode de production et de la transformation de la société.

Le 31 janvier en grève, en AG, en manifestation !

 

en grève reconductible à partir du 31 JANVIER - Communiqué de SUD éducation du 20/01/2023

La journée de grève et de manifestations du 19 janvier a été historique. La mobilisation des personnels de l’Éducation nationale et des universités contre la réforme des retraites est massive et la grève est très largement majoritaire. De nombreuses écoles et établissements scolaires ont été fermés : au moins 2 personnels sur 3 étaient grévistes. La mobilisation a été particulièrement forte chez les personnels AED qui se sont massivement mis en grève. Les manifestations ont atteint des proportions historiques, en dépassant les 2 millions de personnes mobilisées.

Malgré les efforts du gouvernement pour convaincre de sa réforme, les personnels ne sont pas dupes. Ils savent que le gouvernement veut les faire travailler plus longtemps et baisser leurs pensions en aggravant le phénomène de décote. Alors que les salaires sont toujours aussi bas et que les conditions de travail se dégradent, la réforme des retraites est une attaque inacceptable contre les droits des personnels.

Le 31 janvier aura lieu la prochaine journée de grève appelée par l’intersyndicale interprofessionnelle. Cette date nationale de grève du 31 janvier doit être plus forte encore et être le point de départ d’un mouvement reconductible massif, seule garantie de notre victoire.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à la grève reconductible à partir du 31 janvier.

D’ici le 31 janvier SUD éducation mettra donc tout en œuvre pour construire et engager fermement cette reconduction afin de hisser le rapport de force à la hauteur de l'enjeu :

  • en organisant partout des AG d’établissements et/ou de territoires ;
  • en tournant dans les écoles, les établissements et les services pour convaincre de la nécessité de la reconduction ;
  • en prenant des initiatives militantes (type marches aux flambeaux), voire des temps de grève interprofessionnelle localement, lorsque c’est possible ;
  • en ouvrant une caisse de grève nationale, destinée aux grévistes de l’éducation et notamment aux plus bas salaires, à reverser dans les caisses de grève locales par le biais de ses syndicats départementaux.

Nous devons avoir conscience de nos atouts : la réforme est toujours aussi impopulaire dans l’opinion ; le gouvernement et la majorité sont fragilisés ; l’intersyndicale, au complet, est soudée. SUD éducation revendique l’abandon du projet de réforme et la retraite à 60 ans maximum et 37,5 annuités.

Pour SUD éducation, le mot d’ordre est clair : pas un jour de plus, pas un euro de moins ! Notre objectif est clair : gagner.

 

Le 93 mobilisé : bilan du 19 et suite du mouvement

La journée du 19 janvier a été une première date de mobilisation particulièrement suivie, notamment dans l’Éducation nationale dans le 93. . Des assemblées générales éducation et / ou interprofessionnelles ont eu lieu à Aubervilliers, Saint-Denis, Montreuil, Pantin, Noisy-le-Sec Romainville, Montreuil, Pantin….

Ce n’est qu’une première étape. Emmanuel Macron et Élisabeth Borne, pris.e.s dans une logique de réduction des dépenses loin du « quoi qu’il en coûte » claironné il y a quelques années, sont donc prêt·e à entrer dans un conflit de longue haleine. Il faudra donc une forte mobilisation des travailleuses et des travailleurs de l’Éducation nationale et des autres secteurs pour faire plier le gouvernement.

Nous rappelons les revendications de Solidaires : nous ne pouvons pas travailler en bonne santé jusqu’à 64 ans, pendant 43 années ou plus, pour contrebalancer les cadeaux fiscaux du gouvernement au patronat. Plus que le retrait de la réforme prévue par le gouvernement d’Elizabeth Borne, nous exigeons la retraite à 60 ans à plein taux au bout de 37,5 annuités de cotisation. Ce sont les conditions pour accéder à une retraite digne de ce nom.

Si la date du 31 peut sembler lointaine, elle permet de préserver un front syndical uni et n'empêche en rien les initiatives militantes locales : l'AG éducation de Montreuil est prête à reconduire dès le 26, Saint Denis appelle au 26 et au 27, une AG de l'Union Départementale 93 se tient a Aubervilliers samedi... Organisons des AG de bahuts et de bassins, rapprochons-nous de nos Unions Locales pour fortifier ce mouvement interprofessionnel !

 [photo Sud éducation Paris]

Bilan du 19 janvier

(mis à jour samedi 21)

Premier degré : 300 écoles fermées en Seine-Saint-Denis

Aubervilliers :

  • Collège Diderot : 90% enseignant-es et ATTEE
  • 80% de grévistes enseignant-es à Rosa Luxemburg à Auber ; 100% pole médico social, 85% ATTE (avec cantine fermée) entre 80 et 100% vie scolaire

Aulnay-sous-Bois :

  • Collège Victor Hugo, 76% de grévistes. AG aujourd'hui vendredi, AG prévue mardi.
  • Neruda : 25 grévistes + toute la vie scolaire.
  • Le Parc : 13 grévistes sur 39.
  • lycée Voillaume : une quarantaine sur le lycée général, une dizaine en pro. c'est plutôt bien pour cet établissement.

Bagnolet :

  • Collège Travail : 75 % enseignant-es
  • Collège Politzer : 70 % enseignant-es, 100% vie scolaire

Bobigny :

  • Louise Michel : 72% des personnels

Bondy :

  • Collège - Lycée Jean Renoir : 75 % enseignant-es, 50% non enseignant-es, 100% AED Lycée et 2CPE sur 3, Cantine fermée

La Courneuve :

  • Collège Politzer : 80% profs, 100% AED, 2 CPE/3, plusieurs agent·es
  • Collège Jean Vilar : 62% profs + 3 CPE + pôle médico social (infirmière AS psy)

Drancy :

  • Collège Jorissen : 39 / 51 personnels attendus

Épinay sur seine :

  • Collège Jean Vigo : 31 / 40 profs, 6/8 agent.e.s

Le Raincy :

  • Collège Corot : 20 /40 profs environ

Livry-Gargan :

  • Lycée Boulloche : plus de la moitié des collègues enseignant·es , 2 CPE, 2 agent·es et fermeture de la cantine.

Montfermeil :

  • Collège Pablo Picasso : 81% d'enseignant·es

Montreuil :

  • Premier degré : 92 % PE - 35 écoles fermées
  • Collège Cesaria Evora : 27/37 enseignant·es, 100% vie sco (+ 1 principale), 3/4 AESH
  • Collège Politzer : 70 %
  • Collège Lenain de Tillemont : 2/3 enseignant·es
  • Collège Jean Moulin 32/42 2 CPE et 1 AED
  • Lycée Condorcet : 68 % enseignant·es
  • Lycée Horticulture : 13/29 enseignant·es

Pantin :

  • 75% de grévistes sur les écoles de Pantin aujourd’hui.9 écoles fermées.
  • Collège Jean Jaurès : 30 /38 enseignant·es + 100 % Vie scolaire

Pierrefitte sur Seine :

  • Collège Neruda : cantine fermée, la moitié de la vie scolaire en grève, caisse de grève lancée pour les agent•es et AESH
  • Collège Courbet : agent-es et vie scolaire 100% en grève. Autres personnels : entre 20 et 30 personnels en grève
  • Lycée Utrillo : très fort taux de grévistes, volonté d'une grève d'ampleur

Romainville :

  • Lycée Liberté : 58% enseignant·es

Saint-Denis :

  • 24 écoles fermées (sur 71) 3/4 des enseignants en Greve !
  • Collège Triolet : 80% personnels ; 100% Vie scolaire
  • collège Garcia Lorca de Saint-Denis3 agent.e.s, 23 profs sur 37 attendus, 2 AED, 2 AP; 1 CPE

Saint-Ouen :

  • Lycée Blanqui : 75% des enseignant·es, 100% vie scolaire, 100% intendance.

Sevran :

  • Collège Evariste Galois : 58% enseignant·es, toute la vie scolaire et agent·es

Stains :

  • Collège Joliot Curie : 40% enseignant-es, 2/2 AESH, 2/2 CPE, une vingtaine de personnels grévistes, les élèves ont tous•tes été libéré•es, seule la demi-pension fonctionne
  • Collège Barbara : une trentaine de personnels grévistes, volonté d'un mouvement d'ampleur

Tremblay :

  • collège Descartes : 56% chez les profs + 7 grévistes hors profs.

Villemomble :

  • Collège Pasteur à 25 enseignant·es /37.

Villepinte :

  • Georges Brassens : seulement 5 profs présents sur le lycée.

Villetaneuse :

  • Jean Vilar à 60 % de grévistes (20 personnels sur 33 attendus).