SUD Education Solidaires SUD Education 93
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SOLIDARITÉ AVEC AHMED BERRAHAL
Article publié le 27 février 2020

Dans de nombreux arrondissements, et notamment dans le nord est parisien, des enseignant.e.s en grève reconductible se sont engagé·es dans un cadre interprofessionnel dans la lutte contre le projet de réforme des retraites.
Diverses interventions et actions ont ainsi été menées, notamment auprès de dépôts de bus devant lesquels des piquets de grève étaient organisés.
Certaines de ces actions ont visé à visibiliser les piquets de grève sur les dépôts, tôt le matin, notamment au dépôt Flandre de Pantin ou au dépôt Floréal des Lilas, ce afin de soutenir les grévistes de la RATP. Ces actions, parfois même musicales et chorégraphiées telles les 24 janvier et 31 janvier, et visant à rendre le mouvement de contestation visible et interprofessionnel sont aujourd’hui qualifiées de blocages par la direction de la RATP et servent à constituer des dossiers à charge contre certain.e.s agent.e.s grévistes.
Nos organisations syndicales s’étonnent que ces actions classiques de soutien à des travailleurs et travailleuses en grève, organisées en toute autonomie par d’autres travailleurs et travailleuses en grève dans le cadre d’assemblées locales de personnels de l’éducation en grève, soient ainsi utilisées dans des dossiers disciplinaires contre des salarié.e.s du dépôt Flandre de Pantin, en l’occurrence contre Ahmed Berrahal.

Sud éducation Paris et Sud éducation 93 exigent qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre d’Ahmed Berrahal.
Au-delà de cela, nos organisations syndicales affirment leur solidarité avec les salarié.e.s grévistes inquiété.e.s et mis.e.s en cause et prendront leurs responsabilités pour témoigner de leur non-participation à ces actions qui ont eu lieu devant les dépôts de bus.

Fait à Paris le 26 février 2020