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Rassemblement devant le CDEN du jeudi 14 février
Article publié le 14 février 2019

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Appel intersyndical

Le 25 janvier 2019, Christian Wassenberg, Directeur académique des services de l’Éducation nationale en Seine-Saint-Denis (DASEN), a conclu le Comité technique (CTSD) sur les moyens horaires alloués aux collèges du département pour préparer la rentrée 2019 en annonçant « Je n’ai aucune inquiétude sur la préparation de la rentrée 2019 ». Contrairement à lui, les enseignant.e.s de Seine Saint Denis sont très inquiet.e.s car force est de constater que l’écoute attentive de la DSDEN ne fait pas réapparaitre les moyens perdus. 20 ans après le plan de rattrapage gagné de haute lutte par les personnels, les élèves et leurs parents, et alors qu’un la DSDEN 93 s’échine à appliquer consciencieusement dans le département toutes les étapes du plan de démantèlement de l’école orchestré par MM. Macron, Philippe et Blanquer : 2 000 élèves de plus en septembre prochain, une augmentation de plus de 10 % du nombre d’heures supplémentaires imposées aux collègues sans discernement alors même qu’il faudrait créer et pérenniser une centaine de postes de plus pour maintenir ne serait-ce que le taux d’encadrement de 2018, déjà dégradé par plusieurs années de coupes budgétaires, la coupe est pleine ! En mai dernier, un rapport d’information parlementaire concernant la situation des missions régaliennes de l’État en Seine-Saint-Denis rappelait ainsi que lorsqu’on compte « les heures de cours réellement dispensées, le mieux doté des collèges de Seine-Saint-Denis est moins bien doté que le moins bien doté des collèges parisiens ».

Cette année encore, le ministère de l’éducation nationale et ses services déconcentrés tiennent un double discours méprisable : à Paris, dans les médias, ses représentant.e.s ne cessent de se targuer d’accompagner et de faire progresser tou.te.s les élèves. En Seine-Saint-Denis, au même moment, les mêmes choisissent délibérément de sacrifier les élèves et les familles les plus fragiles pour préserver leur logique purement comptable d’austérité budgétaire. Le suivi linguistique des élèves scolarisé.e.s antérieurement à l’étranger se voit amputé de 2 heures hebdomadaires dans tous les établissements qui offrent une classe d’accueil (UPE2A) ; les modules relais, outils précieux au sein des établissements qui luttent contre la déscolarisation et la désocialisation des élèves les plus en difficulté, subissent eux aussi jusqu’à 3 heures de baisse alors que le ministère de l’éducation nationale ne cesse de claironner à qui veut l’entendre que la lutte contre le décrochage scolaire est une priorité, une grande cause nationale.

Une chose est claire : jamais nous n’avons eu « confiance » dans la politique et dans la logorrhée de Jean-Michel Blanquer. Désormais, la seule question qui vaille est celle-ci : jusqu’à quand allons-nous accepter ce sabordage intégral du service public d’éducation ? Jusqu’à quand allons-nous accepter la parodie de dialogue social qui nous offerte en pâture au quotidien ? Jusqu’à quand allons-nous accepter l’entreprise de tri social qui, des réformes du lycée et de l’enseignement professionnel à la loi ORE en passant par les algorithmes locaux de Parcoursup et la casse du service public d’orientation, dévoile le vrai visage de la politique éducative de ce gouvernement ? Jusqu’à quand allons-nous accepter de nous laisser museler à travers l’article 1 de la future loi « pour une école de la confiance » ? Jusqu’à quand allons-nous accepter que notre métier soit chaque jour un peu plus déconsidéré et méprisé ? Jusqu’à quand allons-nous accepter l’alourdissement continuel de notre charge de travail, la remise en cause de nos services et de notre statut, le gel de nos salaires ?

Dans ce contexte, le SNES-FSU 93, le SNEP-FSU 93, SUD éducation 93 et la CNT-FTE 93 appellent les collègues à ne pas se laisser bâillonner et continuent d’exiger l’abrogation des réformes du lycée, du baccalauréat et de Parcoursup, des dotations horaires (DHG) à la hauteur des besoins ainsi qu’un vrai plan de revalorisation salariale.

Pour toutes ces raisons, le SNES-FSU 93, le SNEP-FSU 93, SUD éducation 93 et la CNT-FTE 93 appellent les personnels à :

Un rassemblement devant la DSDEN 93
8, rue Claude Bernard
93000 Bobigny

Jeudi 14 février à partir de 15h

À l’occasion du CDEN sur les DHG dans le 2nd degré et la carte scolaire dans le 1er degré.