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RETRAITES :GRÈVE LE JEUDI 24 JUIN
Article publié le 10 juin 2010

SUD éducation, conscient que la question des retraites est fondamentale,
ne peut qu’appeler à un mouvement qui vise à sauvegarder
le système des retraites par répartition.

Pour autant, nous sommes conscients que cette intersyndicale
nationale est bancale, car y participent aussi des syndicats qui ne
sont pas contre l’allongement de la durée de cotisation.

De ce fait, rien n’est affirmé clairement dans les revendications...
C’est donc une unité factice qui nous est proposée et qui volera
en éclats dès que la question des revendications se posera.

Nous sommes convaincus que le problème du financement des
retraites n’existe pas si on prend en compte les gains de productivité
et le transfert des richesses de la rémunération du travail vers
le capital.

Ce n’est pas une question
démographique :

c’est un choix de répartition
des richesses et de
plein emploi.

Le patronat et son gouvernement, fers de lance de l’idéologie
libérale, veulent revenir sur toutes les conquêtes sociales issues
du Conseil National de la Résistance pour augmenter leurs profits.
Pour ce faire, ils diminuent les salaires et s’attaquent au
montant des retraites.

SUD Éducation n’est pas dupe : Sarkozy, grand « saigneur », va
faire son tour de passe-passe : on pourra partir à la retraite à 60
ans, mais avec trois fois rien !! Il faudra donc continuer à cotiser
après 60 ans pour espérer une retraite à taux plein.

Et je fais mine de faire participer les revenus du capital, pour vous
faire avaler la pilule.

Nous ne pouvons l’accepter ! Et nous ne pourrons nous inscrire
longtemps dans
une intersyndicale
qui irait dans ce
sens !

Il faut, comme le demande Solidaires, revendiquer clairement :

- Le retour aux 37,5 annuités pour avoir une retraite à taux plein. (privé et public)

- L’indexation des pensions sur les salaires.

- Le calcul sur les 10 meilleures années dans le privé, sur les 6 derniers mois du traitement de base dans le public
sans les primes et les heures supplémentaires.

- La garantie d’un revenu représentant 75% du salaire. Pas de retraite inférieure au SMIC.

- La suppression de toutes les décotes.

- Le droit de partir à la retraite à 60 ans (55 ans pour les travaux pénibles et les régimes spéciaux).

- La validation (sans rachat) des périodes de chômage, d’étude et de stage dès 18ans. Pour cela, il faut la création
d’un revenu socialisé au moins égal au SMIC, pour tous les jeunes en formation.

- Augmentation des salaires et interdiction des licenciements dans les entreprises qui dégagent des bénéfices.

- Arrêt des exonérations de cotisations sociales.

C’est dans ce sens que nous appelons tous les travailleurs
à se mettre en grève le 24 juin !

Mais il faut se préparer à un mouvement social d’ampleur pour gagner !

Plusieurs millions de grévistes du public et du privé sur des questions liées aux retraites, à l’emploi et aux salaires, c’est clairement
une affirmation du refus de payer la crise.

Notre force le 24 juin mai aura des conséquences sur le niveau des attaques du projet de loi sur les retraites que le gouvernement
prépare.

Beaucoup de grévistes et de manifestants le 24 juin, c’est indispensable pour travailler à une suite et construire un rapport de
force pour imposer d’autres choix. Réussir une journée de grève n’est pas suffisant, mais c’est indispensable pour créer les
conditions d’un mouvement plus long, pour gagner. Nous avons toujours dit lors des dernières manifestations et dans
les réunions intersyndicales que nous pensons nécessaire de construire les conditions d’un affrontement majeur. Cela
s’appelle la grève générale.

C’est ensemble que nous devons réfléchir à un système qui soit véritablement équitable,
où chacun participe selon ses ressources.
Que ceux qui sont en activité prennent en charge les plus âgés (qui ont déjà eux-mêmes pris
en charge la génération précédente) nous paraît profondément juste.

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Retraites 24 juin 2010