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Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

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Non au bac local de Blanquer, achevons les E3C !
Article publié le 23 février 2020

Tract de la fédération SUD éducation

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La première session d’E3C se déroule depuis le mois de janvier dans des conditions chaotiques. Au vu des conditions de passation de ces épreuves, dont les médias se sont largement fait l’écho, le ministre ne peut plus faire croire que tout va bien.

Au départ en vacances de la zone C, le 4 février on pouvait comptabiliser 41 % ou 660 lycées touchés par la mobilisation et 220 établissements où les épreuves ont dû être reportées suite à la mobilisation. Si celle-ci est inégale sur le territoire un vrai mouvement national de refus existe parfois majoritairement dans certaines académies. Pour SUD éducation, les élèves et les personnels mobilisés ont gagné une première manche tant le crédit de cette réforme du bac et du ministre qui la porte sont atteints.

La rentrée des vacances sera sans doute un tournant qui décidera de l’avenir de la « réforme du bac » à commencer par le destin de la 2e session des E3C.

SUD éducation appelle donc à reprendre la mobilisation avec détermination au retour des vacances de chaque zone avec pour perspective le retrait de cette réforme :

=> Là où les épreuves ont dû être reportées, à la rentrée des vacances d’hiver nous continuons à appeler à la grève des surveillances, avec piquet de grève avant les épreuves et soutien aux mobilisations lycéennes.

=> Là où les épreuves se sont malgré tout tenues, refusons la dématérialisation des copies et exigeons la correction papier (la santé au travail des correcteurs-correctrices, l’absence de consultation des CHSCT sur le modèle correction, le non-sens écologique et le flicage des personnels sont des arguments à développer localement).

=> Lors de la phase de correction : vous n’avez pas à noter immédiatement les copies ; nous conseillons de rentrer sur Santorin des appréciations, dès réception du lot de copies, pour éviter tout prélèvement sur une longue durée. La rétention des notes redevient une possibilité d’enrayer la machine à partir de la date limite de remontée des notes pour votre académie.

=> Participons aux AG de correcteurs-correctrices partout où elles sont organisées.

SUD éducation :

→ dénonce cette mascarade d’examen ainsi que l’impréparation dans lesquelles ces épreuves ont lieu et soutient les personnels et les élèves dans les actions qu’ils et elles pourraient entreprendre.

→ appelle et à être aux côtés de nos élèves lors des rassemblements devant les lycées pour éviter par la présence syndicale la répression du mouvement lycéen.

→ appelle les collègues universitaires qui participeront aux commissions d’examen des vœux à ne pas tenir compte des notes obtenues aux E3C dans les évaluations des dossiers d’entrée à l’université, et à ne pas présider les jurys du baccalauréat dans lesquels ces épreuves seraient prises en compte.

→ rappelle que des préavis de grève nationaux et locaux déposés par SUD éducation couvrent les personnels et appelle à faire grève notamment lors des surveillances.

→ revendique toujours l’abandon de cette réforme, et donc des E3C, ainsi que le retour à un examen à caractère national.


Communiqué de l’intersyndicale 2nd degré académique CGT, SUD, SNES, FO

E3C : Une délégation intersyndicale académique reçue par le DGRH au ministère ce mercredi 12 février.

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Communiqué intersyndical

Suite au rassemblement au ministère du 6 février initié en particulier par nos organisations syndicales académiques (rejointes par des organisations syndicales des académies de Versailles et de Paris), le ministère a reçu une délégation
intersyndicale de la région parisienne sur les revendications communes : annulation des E3C, abrogation du Bac Blanquer et retour à un véritable bac national avec des épreuves nationales, terminales, ponctuelles et anonymes, condamnation de toute forme de pression ou de répression à l’encontre des élèves ou des personnels (arrestations et gardes à vue, accusations de manipulation, présence policière dans les établissements, menaces de 0/20 collectifs...).

Cette délégation a été reçue par M.Soetemont, directeur général des ressources humaines (DGRH, c’est un des plus hauts responsables du ministère).

Ce dernier a commencé par écouter les représentants syndicaux, qui ont repris dans le détail toutes les revendications, soulignant tous les épisodes inquiétants et inacceptables qui s’étaient déroulés dans la dernière période pour obliger par la force des élèves qui ne le voulaient pas à composer sur les E3C.

« On n’est pas sourd » a répondu en substance le DGRH qui, du fait même de sa présence, attestait de l’inquiétude du ministère. « On entend toutes les oppositions que vous exprimez, on entend tous les dysfonctionnements que vous mettez en avant, on prendra des mesures pour améliorer les choses pour la 2 ème session des E3C en avril », reconnaissant de fait l’ampleur du rejet de la réforme. « Mais celle-ci est voulue par le ministre lui-même, elle doit se mettre en place ».

Dans les échanges, le DGRH a exprimé son souhait de « faire retomber les tensions », estimant « qu’il s’était passé des choses qu’il n’aurait jamais imaginées, des niveaux de violence inacceptables » sans préciser qui il incriminait directement. Aucune réponse sur les menaces de 0/20 collectifs, aucune non plus sur les questions relatives aux corrections.

Ses réponses se sont concentrées sur une orientation : renvoyer aux différents recteurs la responsabilité de mettre en œuvre pratiquement les E3C là où elles ne se sont pas tenues. Ce sont les recteurs, explique-t-il, qui répondront à nos inquiétudes sur la semaine de la rentrée, semaine où vont se concentrer dans les lycées toutes les épreuves reportées.

Nos organisations syndicales académiques réaffirment les positions qu’elles ont affirmées lors du rassemblement du 06 février dans leur déclaration commune : « C’est bien le ministre de l’éducation nationale dont la responsabilité est pleinement engagée pour que le calme revienne dans tous les lycées de notre pays. Ce n’est pas une affaire locale, c’est lui qui doit prendre la seule décision conforme à la démocratie : retirer ses E3C, retirer son bac local, rétablir un baccalauréat national ! Et dans un même mouvement, renoncer avec son gouvernement à son projet de réforme des retraites et à sa volonté de porter un coup fatal à nos statuts. »

Nos mots d’ordre restent plus que jamais inchangés :
Monsieur le Ministre, entendez nos revendications :
Ni Bac maison, ni retraite Macron ! Ni pressions ni répression !
Annulation des E3C ! Bac national dans tous les lycées ! »

Nos organisations syndicales ont déposé un préavis de grève du 24 février au 07 mars 2020 pour permettre à tous les collègues de décider la grève visant à bloquer la tenue des E3C, premier pas vers l’abrogation du bac Blanquer et le retour à des épreuves terminales, nationales, anonymes, ponctuelles. Elles appellent tous les collègues à se réunir en assemblées générales dès le lundi de la rentrée et à prendre position dans ce sens.