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Non à la destruction de L’Ecole !
Article publié le 13 mars 2011

Des conditions de rentrée
inacceptables !

Rectorat et IA préparent une rentrée 2011
catastrophique sur le 93 qui totalise la majorité
des 571 suppressions de postes de Créteil,
pourtant la 4 eme académie la plus touchée
par les 16 000 suppressions d’emplois !

Dans le même temps c’est au moins 3300
élèves de plus dans les écoles collèges et lycées
du département !

Nous refusons de revenir à la situation d’avant
1998 où un mouvement de grève reconductible
unitaire de plusieurs semaines
avait réussi à arracher 3000 postes pour un
plan de rattrapage en Seine-Saint-Denis.

Un début de mobilisation
à amplifier d’urgence !

L’arrivée des dotations et la publication de la
répartition des moyens, provoquent de nombreuses
réactions dans les établissements.

Dans de nombreux établissements la baisse
de la DHG provoque la perte de postes, comme
par exemple, le collège A. Camus de Rosny
qui va perdre 6 postes. Cela s’explique par
la fermeture de classes, qui entraîne partout
la hausse des effectifs, et dans les lycées, par la
montée des réformes. On constate aussi que
des postes perdent des heures, se retrouvent
affectés d’un complément de service, ce qui
oblige les collègues à prendre des heures supplémentaires !

C’est le cas par exemple du collège
du Clos Saint Vincent à Noisy-Le-Grand,
ou encore de Jean-Pierre Timbaud à Bobigny.

Les établissements se mobilisent, des AG de
ville cherchent à élargir et structurer la mobilisation,
comme celle de Montreuil qui s’est
tenue le mardi 8 mars.

En Seine Saint Denis, département qui
concentre les difficultés scolaires, et par
conséquent om les besoins sont particulièrement
importants, on constate que les heures
issues du mouvement de 1998 diminuent
fortement.

Ce qui se dessine dans le 1 er degré est aussi
très inquiétant. La date des CTPD (Comité
techniques paritaire départemental) qui doivent
annoncer les cartes scolaires, c’est-à-dire
les moyens des écoles, a été reculée pour
après les cantonales (sic !), mais les premiers
échos que nous en avons sont mauvais.

Nous pensons qu’il est de la responsabilité syndicale de donner aux
établissements une autre perspective que la seule négociation au cas par cas alors qu’il
s’agit d’une véritable remise en cause de l’accès à l’éducation.

Il faut organiser la riposte à l’échelle du département

Nos propositions pour construire la mobilisation :

Avant les vacances de février nous avions proposé une intersyndicale académique à la rentrée
et le soutien à l’initiative de réunion du 93 le 10 mars lancé par l’AG de grève de St Denis
du 1O février.

Nous avons dans ce sens envoyé aux organisations syndicales de l’académie une lettre ouverte
sur l’action intégrant les appels nationaux du 1O février et du 19 mars dont SUD éducation
est partie prenante académiquement et nationalement.

Dans ce cadre nous proposons toujours d’appeler à une grève unitaire le 17 mars ou le 18
mars, jour du groupe de travail rectoral qui doit déterminer les suppressions de postes dans
l’académie. Une journée de grève la semaine précédant la manifestation du 19 mars nous
semble en tout cas indispensable pour construire un mouvement d’ensemble.

Nous pensons que très vite, le lundi 21 ou le mardi 22 les organisations syndicales doivent se
réunir et organiser la poursuite de l’action. De même dans les établissements nous appelons
les collègues à faire le point, à s’organiser, à mettre en place des caisses de grève : il faut réussir
très vite à enclencher un mouvement dans le 93, dans toute l’Académie, au moment
aussi où toutes les zones ont fait leur rentrée.

Dans l’unité et avec les parents et les lycéens
mobilisons nous pour une autre rentrée !

Grève Jeudi 17 ou Grève et rassemblement au Rectorat à 10H
vendredi 18 mars

Manifestation samedi 19 mars, départ 14H du Luxembourg

Et après on continue, pour :

- Annulation des suppressions de postes annoncées.

- Ouverture des classes nécessaires

- Transformation des HSA en poste dans les collèges et les lycées

- Création de postes d’enseignants remplaçants

- Titularisation immédiate des non titulaires sans condition de
concours ni de nationalité.

- Abandon des reformes régressives : ECLAIR, masterisation,
réformes des lycées...

Des prévisions catastrophiques
Au moins 370 suppressions dont 80 dans les
écoles, (dont les Maîtres supplémentairement
et 40 Postes Rased ) et -30 intervenants en
LV. En Clg et segpa 94 suppressions, 120 en
Lycée et 40 en LP. La suppression des 2h de
décharge des néo titulaires « économisant
« 221 postes sur l’académie sur le dos des stagiaire
de cette année !

Tous les moyens sont bons pour
« contribuer à l’effort national »
selon l’IA du 93 M . Auverlot
L’administration joue de la calculette sans aucune
considération pour la situation sociale et
scolaire du 93.

- suppressions de postes : de titulaires et de
remplaçants, de maîtres spécialisés en RASED,

- augmentation des heures sup dans le second
degré (jusqu à 15 % en lycée)
- réduction voire suppression des heures SSD
dans le second degré.

- augmentation des effectifs : dépassement des
seuils de fait de 25 et de 20 ?en collège ZEP,
classes mixtes à 35 en dans la nouvelle 1 ère
générale de la reforme Châtel

- suppression des aides existantes aux élèves :
rased et aide en petits groupe en lycée supprimés
au profit de l’accompagnement faussement
personnalisée à l’école et maintenant au
lycée.

- fermeture de filières et de classe surtout dans
la voie technologique (STI, STL et STT2 S).

- utilisation des stagiaires comme moyen d’enseignement
à temps plein ! Suppression du
dispositif néo-tit (2 heures de décharge)

Dans le même temps le dispositif ECLAIR dénature
l’éducation prioritaire, menace les
moyens de l’ensemble des établissements et
Ecoles classées RAR tout en s’attaquant à nos
statuts avec le recrutement des enseignants
par le chef d’établissement.

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Tract Sud mars 2011