SUD Education Solidaires SUD Education 93
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Journal 1er 93 de Juin 2009
Article publié le 18 juin 2009

Sommaire

1. Edito

2. Aides personnalisées bilan et perspectives

3. L’immigration choisie : où en sommes nous...

4. Dans les villes du 93

5. Soutien à Erwan Redon enseignant désobéisseur menacé de licenciement

6. Refusons le plan social prévu pour les AVS – EVS , Zéro licenciement !
Mobilisation Mardi 23 mars

7. bulletin d’adhésion

8. Suite de l’ édito

EDITO

L’année scolaire qui s’achève a résolument été une année de luttes contre les multiples régressions éducatives d’un ministère qui nous demande de « faire mieux avec moins » !

Mais nous refusons la logique du « moins d’école » qui ne répond qu’à la seule volonté politique de brader les services publics, pourtant seuls vecteurs d’une égalité entre tous.
C’est pour cela que SUD éducation s’est investi sans hésitation dans les résistances multifomes aux projets de mise en place d’une école libérale.
Et les résistances furent à la fois nombreuses et déterminées :
La lutte des stagiaires et des formateurs de l’IUFM de Livry-Gargan contre la masterisation des concours, qui vise à faire disparaître l’année de stage rémunérée, au mépris des besoins de formation des collègues qui entrent dans le métier

Le gel massif de l’aide personnalisée, dispositif qui sert de justification « pédagogique » à la suppression des RASED, sous le fallacieux prétexte d’un « réaménagement des dispositifs de traitement de la difficulté scolaire »

Toutes les formes de résistance à la mise en place du fichier Base élèves et de la BNIE, qui permettra à l’administration de conserver des données personnelles pendant 35 ans !

Le refus de faire passer ou la non-transmission des résultats des évaluations CM2-CE1 qui n’arrivent pas à dissimuler la volonté de mise en concurrence des écoles (dans un contexte d’assouplissement de la carte scolaire)

Les luttes des écoles contre la suppression d’une classe, qui déstructure souvent des équipes déjà fragilisées par des conditions de travail très difficiles

Des milliers de collègues sur le département (et ailleurs) se sont mobilisés pour défendre les droits des élèves à une école pour tous.

Les enseignants ont fait grève à plus de 70 % (voire de 80 %) les journées d’action unitaire. Plus de 30 % des collègues ont suspendu l’aide personnalisée. Des enseignant(e)s sont entré(e)s en désobéissance tant l’ensemble du projet « éducatif » du gouvernement se révèle d’une dangereuse cohérence. Dans plusieurs villes du département, des collègues ont choisi de reconduire les grèves (le 24 mars , le 2 mai) pour inscrire la dynamique de lutte dans la durée et pour converger avec les avec les IUFM et les universités mobilisées.
Mais nous n’avons pas encore réussi à créer les conditions d’un « Tous et Toutes ensemble pour défendre une école de l’égalité pour tous ».

SUD éducation travaille à la construction de ce front des résistances avec l’ensemble des partenaires syndicaux et des fédérations de parents d’élèves.
C’est pour cela qu’au niveau local et départemental, nous avons été à l’initiative de nombreuses réunions intersyndicales. Car nous pensons que l’unité est un outil indispensable de mobilisation de la profession.

SUD éducation soutient le mouvement des désobéisseurs. Aussi la fédération SUD éducation a déposé un préavis de grève pour le mardi 23 juin, afin de soutenir Erwan Redon, enseignant menacé de révocation, pour des faits de résistance pédagogique et syndicale (voir Article p5.)

SUD éducation défend tous les dossiers des collègues et des écoles qui exigent que leurs droits soient respectés (carte scolaire, temps partiels à 80 % refusés, etc.)

SUD éducation soutient l’action de gel de l’aide personnalisée, y compris financièrement, au cas où les menaces de retraits de salaire étaient mises à exécution

SUD éducation a appelé à la grève en Seine-Saint-Denis par deux fois au mois de mai, pour donner les moyens aux collègues de se mobiliser, au-delà des journées d’actions du 29 janvier et du 19 mars. Nous continuons à penser que les journées d’action sont des moments indispensables de la construction d’une mobilisation.

Cependant, au vu du refus manifeste du gouvernement de prendre en compte les exigences des collègues, nous estimons indispensable d’appeler à un mouvement de grève durable. Ce sont d’ailleurs les salariés guadeloupéens et martiniquais qui nous ont prouvé que seules la détermination et la mobilisation unitaire permettent de gagner sur les revendications.

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1er degré 93 juin 2009
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