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Grève de soutien aux camarades en procès suite à l’occupation de la légion d’honneur
Article publié le 20 novembre 2018

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Rassemblement devant le tribunal de Bobigny le 03 décembre à 12h

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Affiche
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Tract d’appel
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Communiqué de presse

Une fois de plus, le ministre Blanquer choisit la répression et la criminalisation de celles et ceux qui s’opposent à la casse de l’éducation dont il est le chef d’orchestre.

Nous sommes choqué.e.s d’apprendre la convocation au tribunal de deux collègues ayant participé à l’action d’occupation de la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur le lundi 19 mars, sous le chef d’inculpation « d’intrusion dans un établissement scolaire », avec la circonstance aggravante de l’avoir fait « en réunion ». Une loi passée sous le régime Sarkozy pour criminaliser les jeunes des quartiers populaires, utilisée à présent contre les enseignant.e.s des mêmes quartiers quand e.ils osent s’exprimer. Plus généralement d’ailleurs, le régime d’exception mis en place pour maintenir l’ordre social et empêcher les révoltes dans les quartiers populaires est à présent étendu à toute la population. C’est d’ailleurs la même loi qui a permis la répression des lycéen.ne.s d’Arago.

L’occupation, qui n’a duré que 45 minutes et n’a concerné que la cour de l’établissement, s’est déroulée dans le calme et la bonne humeur. Elle avait pour but de dénoncer le manque criant de moyens investis par l’Etat pour l’éducation dans ce département – ainsi que plus généralement dans tous les services publics. La Maison d’éducation de la Légion d’Honneur cristallise le mépris que l’Etat affiche envers les habitant.e.s de la Seine-Saint-Denis, en disposant moyens de disproportionnés par rapport aux autres établissements du département, et destinés à quelques élèves filles de diplomates, militaires, décoré.e.s de la légion d’honneur ou autre...

L’argent public investi dans la criminalisation de nos collègues qui ont osée dénoncer cet état de fait serait doute mieux employé à renflouer les caisses des établissements scolaires.

Sud Education 93 demande l’arrêt immédiat des procédures lancées à leur encontre.