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Feyder Parisien
Article publié le 12 février 2011

L’article du Parisien sur le Collège Feyder avec la photo des agents en grève.

L’article :

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Les agents de service de Feyder en grève du déjeuner

ÉLODIE SOULIÉ | 05.10.2010, 07h00

Depuis huit jours déjà, le scénario se répète chaque midi, dans les cuisines et les locaux techniques du lycée Jacques-Feyder d’Epinay-sur-Seine : à l’heure où les élèves convergent vers la cantine, la trentaine d’agents de service, personnel affecté à l’entretien et à la restauration scolaire, rendent leur tablier pour une heure.
Le temps d’un débrayage destiné, justement, à « sauver » leur propre pause déjeuner. Hier midi, faute d’avoir réussi à se faire entendre de la région, leur employeur, les agents ont laissé éclater leur colère devant les grilles du lycée, pour y attendre avec drapeaux et pétition la rencontre organisée, l’après-midi même, avec un représentant du conseil régional.
« Depuis que nous sommes passés de la tutelle de l’Education nationale à celle de la région, il y a deux ans, notre demi-heure de repas n’est plus comprise dans notre temps de travail, rappelle un représentant des agents. Or, nous sommes toujours disponibles, et souvent dérangés, durant cette pause !
Depuis que nous demandons sa réintégration dans la journée de travail, la région et le lycée se renvoient la balle. » Faute de pouvoir lancer une grève totale, le débrayage quotidien, entamé mardi dernier, doit être reconduit « jusqu’à ce qu’on obtienne gain de cause ». En attendant, les agents ont lancé une pétition auprès des 1300 élèves et environ 130 enseignants de Feyder, pour obtenir le soutien de « ceux pour qui on travaille ».
« Les profs et les élèves sont d’accord pour admettre que notre demande est légitime », estime Bouchaïd Dassour, le chef de l’équipe d’entretien. C’est ce que les agents ont répété, hier après-midi à leur employeur quotidien — le proviseur — et à la représentante de Jean-Paul Huchon. Ils sont sortis un peu rassurés de cette rencontre.
« La responsable régionale assure que la réglementation sera respectée, du moment que l’on prouve notre disponibilité à l’heure de la pause », ont-ils expliqué. Les agents doivent se prononcer ce matin sur l’arrêt ou la reconduction des débrayages.