SUD Education Solidaires SUD Education 93
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Encore une attaque de l’administration de l’éducation nationale contre le syndicat SUD éducation 93 !
Article publié le 2 juillet 2019

Plusieurs personnels syndiqués du collège République de Bobigny sont en proie à des procédures disciplinaires. Or leur dossier ne laisse aucun doute, c’est leur engagement syndical et pédagogique qui est sanctionné par l’administration.

 Un article sur la situation de ces personnels est sorti le 1er juillet dans le journal Libération, à deux jours de la Commission Paritaire qui décidera du sort de deux de ces personnels, dont la carrière est si irréprochable que le rectorat n’est pas parvenu à monter une procédure disciplinaire et qu’il a du déguiser la sanction derrière une procédure de « mutation dans l’intérêt du service ».

Cet article intitulé "à Bobigny, préavis de guerre au collège République" est à ce point partial qu’il semble avoir été écrit par le Rectorat.
D’abord il fait état de documents internes aux dossiers administratifs des collègues dont le Rectorat est responsable.
Ensuite il fait porter la responsabilité de l’échec scolaire, des violences qui ont lieu dans l’établissement et des difficultés des collègues sur les personnels syndiqués à SUD éducation. Dans un contexte où les moyens ne cessent de baisser (+ 1649 élèves dans les collèges du 93 à la rentrée 2019 et 7 postes de surveillant-e-s en moins), où les conditions de travail se dégradent, il est indécent d’en faire porter la responsabilité sur ceux et celles qui s’engagent au quotidien depuis plus de vingt ans pour la réussite des élèves et les droits des personnels. Cet article est une insulte à tous les personnels de Seine-Saint-Denis qui subissent des conditions de travail inadmissibles : bâtiments insalubres, classes surchargées, personnels non remplacés, suppression des moyens d’enseignement sont notre quotidien !

Par ailleurs, SUD éducation 93 s’inquiète particulièrement de l’acharnement des services de l’éducation nationale à son encontre : refus de stage, pressions sur des grévistes, pressions sur les personnels qui bénéficient d’une décharge syndicale, refus de dialoguer avec les représentant-e-s du personnels sur des cas individuels de collègues en difficultés, attaques envers les élu-e-s SUD dans les instances... Alors pourquoi un tel acharnement contre SUD éducation 93 ? Sans doute parce que SUD éducation 93 reste intransigeant face à une institution qui maltraite les personnels et les élèves. C’est le cas au collège République où la commission Hygiène et Sécurité ne se réunit qu’une fois par an alors que la loi impose trois réunions et que les élu-e-s du personnels ne cessent d’alerter leur hiérarchie en Conseil d’Administration. L’affaire de République est symptomatique d’une gestion managériale des personnels : le ministère contrevient aux droits des personnels pour leur faire accepter les coupes budgétaires et les attaques contre l’école.

SUD éducation 93 exige le respect par le rectorat des droits des personnels et en particulier l’exercice du droit syndicale et demande que des explications soient fournies quant à la diffusion de documents administratifs confidentiels dans l’article de Libération.

SUD éducation 93 appelle tous les personnels à se rendre nombreux et nombreuses au rassemblement intersyndical qui aura lieu le 3 juillet à 14h devant le rectorat de Créteil pendant la commission paritaire qui décidera de l’avenir professionnel des réprimées du collège République .