SUD Education Solidaires SUD Education 93
Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

1er degré | 2nd degré | AESH, AED, AP | Agent-es | Contractuel-les enseignant-es | Interprofessionnel | Les représentant-e-s | Lycée professionnel | Plainte antiracisme | Stagiaires | Supérieur | Moyens des établissements | Education prioritaire | Plan d urgence | COVID-19 | Anti-répression Hélène |

En direct du CHSCTD Spécial Covid-19 du 4 avril 2021
Article publié le 7 avril 2021

Omerta sur les chiffres, mépris des droits de retraits,

bienvenue à la DSDEN !

Ce mardi matin 6 avril, trois heures de réunion, beaucoup de questions des organisations syndicales, très peu de réponses de l’administration…

M. Vautier, Dasen adjoint, commence en s’embrouillant quelque peu. En réponse aux déclarations liminaires des syndicats, il dit qu’il ne se satisfait pas des fermetures d’écoles, même si ce ne sont pas des fermetures… Visiblement, tout n’est pas clair à la DSDEN.

Sur les chiffres du Covid dans les établissements du 93

M. Vautier nous lit fièrement les chiffres de… l’académie de Créteil. C’est sympa, mais nous les avions déjà.

Tous les syndicats, à la demandes des personnels, avaient demandé les chiffres des contaminations, évictions et fermetures sur les établissements de Seine-Saint-Denis.

Nous n’en aurons aucun, car M. Vautier ne les a pas. Enfin si, il les a, puisqu’il admet les remonter au rectorat, mais il ne les a pas pour les représentant-es des personnels.

En un mot, M. Vautier ment, ou bien se moque de nous, ou les deux.

Quoi qu’il en soit, la DSDEN refuse de communiquer les chiffres sur le 93.

Un ordre de grandeur nous a cependant été donné : « les chiffres du 93 correspondent à peu près à la moitié de chiffres de l’académie, puisqu’à peu près la moitié des personnels et élèves de l’académie sont dans le 93 ». Sans commentaires.

Rappelons que sur les 16 établissements fermés sur l’académie de Créteil, aucun ne l’a été en Seine-Saint-Denis, département le plus touché par les contaminations.

La moitié de 16, c’est 0 ?

Pour M. Vautier, « cette question des chiffres est importante, symbolique, mais ce n’est pas la plus importante ». Fort heureusement pour nous.

Sur les tests réalisés dans notre département

Même omerta que sur les contaminations, sauf que Mme Gentil, médecin conseillère technique, prend le relai du Dasen adjoint.

Nous devons lourdement insister pour savoir que 8 équipes de 9 personnes tournent dans le département, permettant de tester 6 collèges par semaines environ

- Pour combien de dépistages au total ? Impossible à dire.

- Combien de tests positifs ? Un pourcentage ? On ne sait pas, mais peu rassurez-vous.

- Où ces tests ont-ils eu lieu ? Secret défense, mais ces lieux sont choisis avec soin, avec l’aide de l’ARS, et ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de cas dans un établissement que c’est forcément pertinent d’y aller pour tester.

Opacité, technocratie, mépris, le compte y est !

Sur les droits de retrait

Unanimement, les syndicats élus au CHSCTD ont demandé la reconnaissance de tous les droits de retrait en lien avec le Covid-19.

Le Dasen adjoint répond collectivement. La DSDEN suit les consignes académiques, elle ne reconnaît pas les droits de retrait quand les protocoles sanitaires sont en place et ses réponses sont des copier-coller car les droits de retrait sont des copier-coller.

Nous répondons :

- que la réponse aux droits de retrait ne peut pas être collective, mais qu’elle doit être individuelle, au cas par cas pour chaque situation de travail et chaque établissement. Ce n’est pas le cas.

- qu’il y avait bien à chaque fois un « motif raisonnable » (article 5-6 du décret 82-457) de penser qu’une situation de travail présentait un danger grave et imminent pour leur santé. La fermeture des établissements scolaires qui a suivi ces droits de retrait l’a prouvé.

- que la DSDEN ne peut pas partir du principe que le protocole est respecté a priori. Les personnels exercent justement leur droit de retrait car le protocole n’est pas respecté (salles pas désinfectées, absence de gel hydroalcoolique, brassage des élèves, masques pas ou mal portés...)

- qu’il est faux de dire qu’une enquête a lieu sur chaque établissement. Nous demandons le PV de chacune de ces enquêtes si elles existent vraiment.

Globalement, la DSDEN ne respecte pas le décret 82-453 qui régit l’exercice du droit de retrait et les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail. Notamment l’article 5-7 au sujet des alertes faites par les représentant-es des personnels en CHSCT.

Sur ce sujet, comme sur tous les sujets qui l’embarrassent, les représentant-es de l’administration restent muet-tes. Ils et elles ne répondent tout simplement pas aux questions.

Finalement Mme Daoud, secrétaire générale adjointe, finit par lâcher que les personnels peuvent faire des recours sur les retenues sur salaires pendant les droits de retrait.

Sur les remplacements

« La DSDEN a recruté 109 ETP contractuels pour le 93 en brigade Covid dans le 1er degré, ces contrats sont « bornés » à la fin du mois de mai, et seront prolongés si nécessaires ». Scandaleux .

« Il n’y a et aura pas de remplacement prévus pour les collègues en ASA ». Tant pis pour les élèves.

« Il y a un besoin criant d’AED dans les établissements », nous dit M. Vautier pour justifier qu’il n’y a pas d’AED remplaçants. A ressortir au bon moment.

Sur la reprise des cours

Le Dasen adjoint n’en sait rien, mais ce sera comme avant a priori...

Et à part ça

« On essaie de faire le nécessaire… Ca ne dépend pas seulement de nous… On suit les directives académiques... »