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Contre les réformes Blanquer, un autre lycée est possible !
Article publié le 24 novembre 2018

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Les organisations syndicales n’ont cessé depuis l’an dernier de dénoncer le contenu de la réforme du lycée et du Baccalauréat.







Publiées depuis au JO du 17 juillet 2018, ces réformes :

  • Accentueraient le tri social déjà à l’œuvre avec Parcoursup et la loi ORE généralisant la sélection à l’entrée à l’université. En instaurant un Baccalauréat fondé en grande partie sur le contrôle continu et les épreuves locales, elles créent un diplôme local individualisé en lieu et place d’un diplôme national.
  • Cherchent à imposer un lycée de la désorganisation et de la concurrence, où les collègues seraient invités à enseigner des non-disciplines, obligés de jouer des coudes les uns contre les autres pour préserver les postes…
  • Visent à accentuer l’autonomie des lycées, chacun étant tenu de choisir ses enseignements de spécialité « en fonction de ses projets et des spécificités locales », les autres enseignements de spécialité pouvant être mutualisés sur le district (à charge pour les professeurs ou les élèves de se déplacer), voire sur l’académie, ou proposés en enseignement à distance
  • Installeraient le chaos dans les lycées, avec la fin des groupes classes en filière générale, la combinaison de spécialités, multipliant les parcours individuels…et avec la multiplication d’épreuves en contrôle continu, toute l’année, qui désorganiseraient considérablement les enseignements et alourdiraient la charge de travail des personnels.
  • Permettraient la suppression de 2650 postes d’enseignants dans le second degré d’ores et déjà annoncée par le ministre Blanquer

Suite aux remontées des chef.fe.s d’établissements sur les enseignements de spécialités, ils et elles se réuniront par districts et c’est le rectorat qui, on fine, arrêtera la carte des spécialités académiques, intégrant les 7 enseignements de spécialité dit « classiques » et les 5 à vocation nationale.



SUD revendique :

  • Non à parcoursup. Droit aux études pour tous les bacheliers dans les filières universitaires de leur choix. Suppression des notes et des algorithmes locaux. Rétablissement de la classification des vœux par les élèves. Création de 30000 places supplémentaires par an pendant 10 ans dans l’enseignement supérieur avec les postes d’enseignants correspondants.
  • Non au bac local. Rétablissement des épreuves nationales. 
  • Rétablissement du groupe classe. Limitation des effectifs à 25 par classe. Dédoublements automatiques dès le 13ème élève pour les TD et les TP.
  • Une carte des spécialités qui maintienne les enseignements dispensés actuellement dans les établissements. Un cadrage national de la répartition horaire des disciplines dans les spécialités et les options interdisciplinaires. Le droit à la formation des enseignants sur le temps de travail, y compris pour les nouveaux enseignements.

Ces revendications ne pourront voir le jour sans une lutte coordonnée de l’ensemble des lycées (LP, LPO, LGT).


Contre les réformes Blanquer, ORE, de Parcoursup, du baccalauréat, du lycée et du lycée professionnel, nous appelons à :

  • des AG par établissement 
  • des réunions de ville avec les parents et les lycéens 
  • mettre en débat la grève du 27 novembre
  • des coordinations régionales et nationales s’appuyant sur les AG et les structures comme les syndicats, les intersyndicales, TPMZ.