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Communiqué du CHSCTD - Fin de la médecine de prévention dans le 93
Article publié le 28 novembre 2021

Communiqué de presse des représentants au CHSCT 93 pour la CGT Educ’Action 93, SUD 93 et SNUDI FO 93

Bobigny, le 25/11/2021

Nous, représentant·es des personnels au CHSCTD, avons appris lors de la réunion du Groupe de Travail du 18 novembre la démission d’un des deux médecins de prévention du département. Le deuxième médecin étant en arrêt de travail, les 25 000 employés de l’Éducation nationale en Seine Saint Denis ne disposent plus désormais d’aucun médecin de prévention !

La médecine de prévention était déjà dans un état catastrophique avec seulement deux médecins pour 25 000 agents, elle est désormais inexistante dans le département !

Les collègues qui attendaient déjà plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous n’ont plus aucune chance de voir un médecin du travail !

Nous dénonçons cette situation scandaleuse et le mépris avec lequel le ministère traite ses agent·es : la seule réponse fournie par l’administration depuis des années à nos nombreuses alertes est le problème de recrutement et le manque d’attractivité des postes.

Cette réponse n’est pas entendable : notre ministre M. Blanquer a rendu cette année encore 75 millions d’euros sur le budget et il en avait déjà rendu 200 millions en 2020 !

Que vaut la santé des agent·es de l’État pour M. Blanquer et le gouvernement de M. Macron ?

Que vaut la santé des élèves quand des dizaines de postes d’infirmier·es et de médecins scolaires ne sont pas pourvus ?

25 postes non pourvus sur 260 postes infirmier·es dans le département, ce n’est pas marginal, Monsieur le DASEN, cela représente 10 % de postes vacants et d’absences non remplacées !

Ce manque de personnels entraîne un épuisement professionnel, une souffrance psychologique causée par une perte de sens de leur travail chez les agent·es en poste, dans l’incapacité de répondre aux demandes et besoins. En période « normale », la situation est déjà difficile, mais en temps d’épidémie de COVID, comme celle que nous vivons depuis deux ans, elle est tout simplement insupportable tant les conséquences sanitaires et psychologiques sur les agent·es comme sur les élèves sont largement sous-estimées.

Nous lançons aujourd’hui une alerte solennelle, M. Le Président du CHSCT 93, devant vous et devant nos collègues : la santé de vos agent·es ainsi que des élèves n’est pas une variable d’ajustement.

Elle réclame un investissement à la hauteur des enjeux d’un véritable service public d’éducation :

-pour que chaque agent·e puisse s’appuyer sur un véritable service de médecine de prévention.

-pour que chaque établissement soit doté de personnels médico-sociaux (infirmier·es, médecins, assistant·es sociaux, AESH) en nombre, formés et correctement payés.

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