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Agenda


COVID-19 - toutes les informations pour les personnels du 93
Article publié le 14 mars 2020

Malgré la crise épidémique, le syndicat est toujours actif et à la disposition des personnels. Contactez nous sur contact@sudeducation93.org ou au 06.88.66.47.23

Jeudi 12 mars, Emmanuel Macron a prononcé un discours dans lequel il a annoncé la fermeture à compter de lundi des écoles, collèges, lycées, et universités. Depuis très peu de consignes ont été données aux collègues, certaines sont contradictoires.

Vous trouverez dans cet article toutes les informations quant à la gestion de la crise sanitaire dans le 93.

Vous trouverez ici et ci-dessous :

- le communiqué de SUD éducation 93 sur la gestion de la crise sanitaire par les pouvoirs publics : "le 93 encore "au bord du chemin"

- la FAQ de la Fédération SUD éducation : https://www.sudeducation.org/Epidemie-Covid-19-quels-sont-mes-droits-suite-a-l-annonce-de-la-fermeture-des.html
 

- les consignes de la DSDEN et un courrier à vos supérieurs pour demander l’annulation des réunions plénières.

- le formulaire de remontées de SUD Education 93 afin de nous signaler les abus et irrégularités
https://www.sudeducation93.org/Covid-19-questionnaire.html




 


Informations de la DSDEN du 93 pour la semaine du 16 mars

Suite aux annonces de Blanquer, le syndicat SUD éducation 93 a contacté la DSDEN du 93 afin de connaître les consignes pour les personnels des écoles et établissements scolaires à partir du lundi 16 mars.

Les AED et AESH ne sont pas tenus de se rendre sur leur lieu de travail jusqu’à nouvel ordre.

Dans les écoles
Lundi 16 mars

Les IEN vont s’assurer qu’il y aura deux enseignant-e-s volontaires pour accueillir les enfants des soignant-e-s. Les familles devront se présenter avec un justificatif de leur profession.
Les IEN et les mairies vont travailler ensemble pour recenser les enfants et les regrouper dans une ou plusieurs écoles. Les enfants seront regroupés par groupe de 8 à 10 élèves. Un mot-type sera donné aux familles avec toutes les informations sur l’école où sera affecté leur enfant.
Mardi 17 mars
Les enseignant-e-s prendront en charge les enfants des soignant-e-s sur la base du volontariat dans l’école qui aura été décidée lundi. Les municipalités organisent la restauration et le péri-scolaire.

Dans les collèges
Lundi 16 mars
Les chefs d’établissement vont s’assurer qu’il y aura bien deux personnels pour accueillir les enfants des soignant-e-s.
Selon les consignes, les administratifs sont attendus dans les établissements (sauf situations particulières énoncées ci-dessous).
Les chefs d’établissement s’organiseront par commune pour regrouper les élèves sur un ou plusieurs établissements selon les besoins.
Mardi 17 mars
Les enseignant-e-s prendront en charge les enfants des soignant-e-s sur la base du volontariat dans le collège qui aura été décidé lundi.

Dans les lycées
La consigne est d’assurer la continuité pédagogique. Les espaces numériques de travail et les réunions téléphoniques sont des solutions qui permettent de protéger la santé des agent-e-s.


Les consignes du recteur au 15 mars 2020

Les consignes à destination de l’ensemble des personnels sont les suivantes :

1. Les déplacements, les réunions, les contacts doivent être strictement limités.

2. Le télétravail doit être massivement utilisé, partout où cela est possible.

3. Pour les personnels les plus fragiles face au virus le travail ne doit plus être exercé en présentiel. Si le télétravail n’est pas possible, des autorisations spéciales d’absence doivent être accordées. La liste des personnes les plus exposées est disponible sur le site de la Santé.

Je vous demande d’appliquer strictement ces consignes tout en devant prendre en compte deux impératifs :

1. La continuité administrative et pédagogique

2. L’accueil exceptionnel des enfants des personnels soignants sans autre solution de garde.

En d’autres termes, ne doivent être présents que les personnels strictement et absolument nécessaires. Concrètement :

- Aucune réunion ne doit se tenir dans les établissements. Elles doivent être reportées ou réalisées de manière dématérialisée. Cela concerne les conseils de classe, les CA, les conseils d’école, etc.

- La continuité pédagogique est assurée uniquement à distance. Une permanence téléphonique doit être assurée pour répondre aux parents et permettre un contact direct avec chaque famille.

- Lundi, les seuls personnels présents dans les établissements seront donc ceux nécessaires à l’ouverture des locaux et à l’accueil des enfants des personnels soignants sans autre moyen de garde (écoles et collèges).

- Le service d’accueil est un dispositif exceptionnel destiné exclusivement aux personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire. En effet, nous devons garantir que la garde de ces enfants puisse être réalisée dans des conditions sanitaires adéquates (respect des gestes barrières notamment).

- Pour organiser cet accueil, seuls les personnels volontaires devront être mobilisés. Les personnels fragiles face au virus ne peuvent pas participer à cet accueil.

Cet accueil doit être réalisé dans le strict respect des gestes barrières et des recommandations sanitaires, à savoir :

- Nettoyage approfondi des locaux préalable à l’ouverture des écoles et des établissements, notamment ceux mobilisés comme lieux de vote ce dimanche et ceux préalablement fermés.

- Présence de savon ou de gel en quantité suffisante pour les enfants et les personnels.

- Accueil par des groupes de 8 à 10 élèves maximum au sein d’une même salle.

Les consignes du Premier Ministre imposent également à revoir la position sur les concours et les examens. En effet, la restriction maximale des déplacements, et notamment des transports interurbains, la fermeture des commerces et donc des lieux d’hébergement, empêchent matériellement les concours et les examens d’avoir lieu. Ils sont reportés, y compris pour ceux qui devaient avoir lieu demain lundi et jusqu’à nouvel ordre.


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Communiqué de SUD éducation 93 - Le 93 encore "au bord du chemin" - vendredi 13 mars

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Le 93 encore "au bord du chemin"

Jeudi 12 mars, Emmanuel Macron a prononcé un discours dans lequel il a annoncé la fermeture à compter de lundi des écoles, collèges, lycées, et universités. Une fois de plus le ministre Blanquer est désavoué, lui qui déclarait le matin-même dans les médias qu’une fermeture générale des établissements était à exclure. Nous félicitons cette mesure, qui aurait dû être prise depuis plusieurs jours déjà. En effet, la santé des personnes, des élèves et de leurs familles est l’objectif n°1 de cette décision. Alors que plusieurs cas étaient déclarés dans notre département, seules quelques mesurettes avaient été prises, alors même notre territoire est déjà au bord du chemin concernant les risques sanitaires. Nous rappelons que la médecine scolaire et la médecine du travail sont quasiment inexistantes dans notre département : 1 médecin scolaire pour 10 000 élèves, 2 médecins du travail pour l’ensemble des personnels du 93.

Depuis, aucune information n’est parvenue directement aux personnels les plus en contact des élèves (enseignant·es, AESH, AED, agent·es…). Les seules consignes que nous avons, proviennent des annonces de Blanquer en conférence de presse ce samedi 14 mars et des chef·fes de service (DASEN, IEN, chef·fes d’établissements) qui les arrangent à leur sauce. Ainsi dans de nombreux établissements de notre département, il est demandé aux personnels de venir sur place dès ce lundi. Sud Éducation 93 revendique des mesures pour protéger la santé et respecter les droits des personnels au vu des risques de propagation dans les espaces publics, comme dans les transports en commun. SUD éducation 93 interviendra auprès des hiérarchies (collectivités territoriales, Éducation Nationale) en cas d’abus, si celles-ci obligent des personnels non-volontaires à venir pour des tâches qui ne nécessitent pas de présence physique sur leur lieu de travail.

La conséquence directe de la fermeture des établissements scolaires pour les enseignant·es est la mise en place d’un service de télétravail. Selon le décret 2016-151 du 11 février 2016, le télétravail repose là encore, sur la base du volontariat et ne peut donc être imposé à aucun personnel. Par ailleurs, la réalité de notre département, le plus pauvre de France, montre très clairement que nous ne sommes pas prêt·es pour la mise en place d’un tel dispositif : de nombreux élèves et personnels n’ont pas les outils numériques nécessaires. De plus, les logiciels proposés pour ce type d’enseignements recourent à des prestataires privés, qui n’offrent aucune garantie sur la sécurité des données des élèves et des personnels. Enfin, la possibilité de transmettre des cours papiers aux élèves qui le demanderaient, va être compliquée par les manques cruels de moyens financiers dont souffrent nos établissements scolaires. Sud Éducation 93 s’inquiète de voir l’utilisation de la crise sanitaire du coronavirus comme un cheval de Troie de l’enseignement à distance.

Néanmoins, dans ce contexte de crise, tous les personnels feront le nécessaire avec les quelques moyens disponibles pour garantir à leurs élèves un égal accès à l’éducation. Mais ne soyons pas dupes : l’enseignement à distance ne remplacera pas pour les élèves la présence des adultes, qui les accompagnent dans leurs apprentissages pédagogiques, sociaux et émotionnels. De plus, la plupart des familles du département connaissent déjà une précarité forte que la crise économique et sanitaire ne va faire que renforcer. Dans ces conditions, il parait irréalisable que les foyers les plus défavorisés pallient les failles d’une institution qui les délaisse depuis trop longtemps. Par ailleurs, la nécessité de garder ou de faire garder ses enfants va se révéler difficilement conciliable avec les vies professionnelles des parents d’élèves et des personnels.

Enfin, nous n’avons pas de doute sur notre capacité à créer des réseaux de solidarité sur notre territoire : nous le prouvons dans tous les mouvements sociaux depuis plusieurs années.

Nous ne pouvons que nous réjouir de l’appel de notre président à nous montrer SOLIDAIRES , peut-être cela signifie-t-il, en même temps :

– un plan d’urgence pour les services publics d’éducation et de santé notamment, dans le 93

– la sauvegarde de nos droits et de nos acquis sociaux : retrait de la réforme des retraites par points, retrait de la réforme de l’UNEDIC...

– l’abandon des réformes mortifères (Blanquer, Vidal, Dussopt) qui accentuent les inégalités sur notre territoire laissé depuis vraiment trop longtemps au bord du chemin.