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Ateliers en non-mixité raciale choisie : la dissolution de SUD Éducation 93 requise par 5 député.es LR devant le Tribunal de grande instance de Bobigny
Article publié le 14 novembre 2019

Le 24 juillet 2019, M. Julien Aubert, M. Thibaut Bazin, M. Bernard Fournier, Mme Bérengère Poletti et M. Patrice Verchère, député·es Les Républicains, ont assigné SUD Éducation 93 devant le tribunal de grande instance de Bobigny. Ils et elle demandent la dissolution judiciaire du syndicat, la perte de sa capacité syndicale, et que le syndicat leur verse in solidum la somme de 5000 euros.

SUD Education 93 affirme que la plainte déposée par ces député·es est à la fois une manœuvre électoraliste et une forme de répression des luttes sociales. Le syndicat demande l’abandon immédiat des poursuites judiciaires engagées contre lui.

Les député·es accusent le syndicat d’avoir « organisé une discrimination raciale pour l’accès à sa formation, méconnu les valeurs républicaines et poursuivi un objet politique ».

Pour SUD Education 93, cette accusation est absolument infondée.

D’abord, SUD Education rejette évidemment toute compréhension essentialiste, biologisante ou non, du terme de race. C’est précisément pour cela que le syndicat emploie le terme de « racisé·e », qui renvoie à un système social racisant. Ce qui est profondément raciste, au contraire, c’est refuser de désigner explicitement les éléments constitutifs du racisme systémique propre à la société française.

Ensuite, absolument personne ne s’est vu·e exclu·e de quelque atelier que ce soit lors des stages incriminés. Les participant·es aux deux stages ont librement assisté à tous les ateliers de leur choix.

Enfin, il est absurde de qualifier les ateliers incriminés de « discriminatoires ». SUD Education 93 rappelle que ces ateliers ont été organisés en non-mixité choisie. Contrairement à la non-mixité subie, la non-mixité choisie est basée sur le volontariat, et elle est limitée dans l’espace et dans le temps. Il n’y aucune mesure possible entre ces deux formes de non-mixité, et parler de « discrimination » dans les deux cas est un abus de langage.

SUD Education 93 revendique fièrement d’être un syndicat de transformation sociale. Les discriminations racistes que peuvent subir les employé.es de l’Education nationale affectent autant leurs conditions de travail que leurs carrières. La lutte contre ces discriminations relève ainsi pleinement du champ syndical.

La République est un projet à construire plutôt qu’une réalité donnée. La société française est traversée de profondes divisions, dont l’Education Nationale n’est pas exempte. Faire taire la critique sociale ne permettra pas de réduire ces divisions.


Dossier de presse complet ci-dessous :

=> plus de détails sur les différentes plaintes à notre encontre, nos réponses et notre défense, et la réalité de nos pratiques syndicales : https://sudeducation93.org/Ateliers-en-non-mixite-raciale-choisie-la-dissolution-de-SUD-Education-93-3886.html

=> des éclairages théoriques et universitaires sur la non-mixité choisie : https://sudeducation93.org/Antiracisme-et-non-mixite-des-references-utiles.html

=> des éléments de CV des personnalités invité·es à nos stages et qui ont fait l’objet de vives critiques par nos détracteur·trices : https://sudeducation93.org/Stage-antiracisme-des-intervenant-es-pluis-que-legitimes.html