Contre les violences sexistes et sexuelles, manifestation le 22 novembre !

STOP aux violences sexistes et sexuelles dans l’Education Nationale 

L’année 2025 a été marquée par plusieurs affaires d’une grande violence. Les collectifs de victimes de violences faites aux enfants des établissements scolaires tels que Notre-Dame-de-Bétharram, le village d’enfants de Riaumont, Saint-Jean de Pélussin, ont dénoncé des violences structurelles, physiques, psychologiques et sexuelles commises par des enseignants, surveillants, clercs. Pour les rapporteurs de la Commission d’enquête sur les modalités de contrôle de l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires (rapport publié en juillet 2025), « la banalisation des violences éducatives ordinaires et le tabou des violences sexuelles dans la société peuvent expliquer la persistance de violences en milieu scolaire ».

La rentrée 2025 a également été placée sous le signe des violences lesbophobes, avec le suicide de notre collègue Caroline Grandjean, professeure des écoles et directrice dans un village du Cantal. Caroline Grandjean était victime d’agressions lesbophobes depuis décembre 2023, l’administration aurait dû mettre en place d’autres mesures de protection pour mettre en sécurité notre collègue. La lesbophobie tue.

Le Ministère de l’Education Nationale ainsi que l’administration et l’ensemble des pouvoirs publics ne doivent plus fermer les yeux face aux violences sexistes et sexuelles et face aux LGBTQIA+phobies qui sévissent dans la société, dans nos écoles, au sein de nos lieux de travail.

131 féminicides ont été décomptées depuis le début de l’année, à la date du 21 octobre 2025 (NousToutes)

1 personne sur 10 est ou a été victime d’inceste (IPSOS, 2020), dans 9 cas sur 10 l’agresseur est un homme cis (IPSOS, 2019)

Plus de 80% des victimes d’inceste et de violences sexuelles ont moins de 15 ans (VIRAGE, 2016) Chaque année 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, 81% d’entre eux le sont dans un cadre intrafamilial (rapport CIIVISE, novembre 2023)

Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021)

83% des personnes qui se sont tournées vers leur hiérarchie suite à des violences sexi1es et sexuelles considèrent qu’elles n’ont pas été aidées, et une personne sur deux n’a eu aucune réponse lorsqu’elle a écrit un signalement dans le registre RSST sur des violences subies (enquête SUD éducation 2024)

SUD éducation 93 rappelle que :

Les violences au travail s’inscrivent dans un continuum de violences au sein duquel le personnes les plus exposées à ces violences sexistes et sexuelles sont celles qui subissent d’autres formes de discrimination liées à leur âge, leur origine, leur religion réelle ou supposée (75 % des agressions islamophobes visent des femmes), leur identité de genre (85 % des personnes trans sont agressées au cours de leur vie), leur situation de handicap (80 % des femmes en situation de handicap ont été victimes de violences) et/ou leur orientation sexuelle (plus de 60 % des agressions LGBTQIA+phobes sont commises par des hommes cis). (Sud Education, « Violences sexistes et sexuelles dans l’Education nationale, pas de double peine pour les victimes, 16 octobre 2025)

Pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles, Sud éducation 93 revendique : 

  • La mise en place d’une véritable politique de lutte contre les violences faites aux enfants dans le cadre scolaire
  • La formation de tous les personnels sur les questions de violences sexistes et sexuelles ti
  • Des mesures de protection et d’accompagnement des victimes de violences sexistes et sexuelles au travail et de celleux qui les dénoncent, en particulier l’application de la circulaire du 9 mars 2018 qui prévoit « la suspension de la personne présumée agresseur dans l’attente du conseil de discipline »
  • La création d’un poste de référent·e "violences sexistes, sexuelles et LGBTQIA+ phobies" au sein du service des ressources humaines du rectorat afin que les signalements de violences ne restent pas des mois sans réponse
  • L’application, le financement et le développement de la loi n°2001-588 qui prévoit la mise en place d’un minimum de trois séances d’éducation à la vie affective et sexuelle chaque année
  • Des créations de poste suffisantes d’assistant·e social·e et d’infirmier·e scolaire pour mieux détecter les violences que subissent nos élèves (en Seine-Saint-Denis, 40% des établissements scolaires n’ont ni infirmier·e ni médecine scolaire en 2024)
  • L’abrogation de la loi de 2004 sur le port du voile et de la circulaire de 2023 sur le port de l’abaya pour permettre l’inclusion de toutes
  • L’emploi des prénoms et pronoms d’usage des enseignant·es et élèves ainsi qu’une politique ambitieuse de prévention et d’accompagnement des personnels et élèves trans et non-binaires.

Le syndicat peut aider les personnels :  

  • Le syndicat dispose d’une liste sur laquelle les personnels victimes ou témoins de VSST peuvent écrire afin d’être accompagné.es et soutenu.es : Vsst@listes.sudeduca6on93.org
  • Des personnes mandatées par le syndicat et formées sur les questions antisexistes peuvent intervenir dans les établissements lors d’une HIS, confronter les chefs à leur inaction et demander des comptes au rectorat. Elles peuvent accompagner les victimes lors des différentes démarches.

Nos établissements scolaires doivent être des lieux de protection, d’épanouissement, d’émancipation, et non des lieux de violence, de souffrance et d’impunité.  

Rassemblements et Manifestations : 

15/11 : Manifestation nationale contre les violences faites aux enfants et aux ados : Lieu à confirmer - 14h

20/11 : TDOR - St Denis PLACE VICTOR HUGO - 20/11/25 - 19H

22/11 : Manifestation contre les violences faites aux femmes, filles et minorités de genre - République - 14h

A confirmer 25/11 : Marie d’Aubervilliers. Présence d’associations et de collectifs : chants, lectures de textes…  Marche aux flambeaux jusqu’à la marche nocturne de Paris.