STOP aux violences racistes, sexistes et sexuelles Au Lycee Utrillo !
Ce mardi 25 novembre, date de la journée de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, des personnels du lycée Maurice Utrillo sont en grève face à l’inaction du rectorat. En effet, cela fait de nombreuses années que des élèves et des personnels témoignent avoir subi des violences racistes, sexistes et sexuelles de la part d’un membre du personnel de l’établissement.
Les faits sont connus de tou.te.s : parents, élèves, personnels des établissements alentour, rectorat… mais rien n’est fait pour protéger les élèves !
Nous avons tenté d’alerter notre institution à plusieurs reprises mais nous n’avons jamais eu de retours. Depuis de trop nombreuses années, notre hiérarchie ne répond que par le silence à nos alertes et ce malgré l’accumulation des témoignages. Le 17 décembre 2024, nous nous sommes rendu.es au rectorat, pour déposer un recueil de 25 témoignages datés et signés. Notre hiérarchie a une fois de plus refusé de nous répondre et de nous recevoir.
Depuis la rentrée de septembre 2025 , de nouveaux actes de violence ont été commis, toujours dans la plus complète impunité.. Nous ne pouvons pas nous résigner à l'inaction, et continuons notre mobilisation.
Notre devoir légal en tant que professionnels de l’éducation est d’agir pour protéger nos élèves mineurs de telles violences. C’est pourquoi nous nous résignons aujourd’hui à interpeller par notre grève et nos actions, le rectorat et le ministère, pour que nous soyons enfin entendu.es par notre hiérarchie et que des réponses nous soient apportées, garantissant ENFIN la sécurité des élèves, en diligentant une enquête permettant aux élèves de témoigner de manière anonyme, et suspendant jusqu'à la conclusion de l'enquête le personnel accusé.
Les personnels MobilisE.es du LycEE Utrillo, avec le soutien des sections locales CGT, Sud Education 93, SNES-FSU, CNT 93
Contre les violences sexistes et sexuelles dans l’Éducation nationale, protégeons nos élèves !
L’année 2025 a été marquée par plusieurs affaires d’une grande violence.
Les collectifs de victimes de violences faites aux enfants des établissements scolaires tels que Notre-Dame-de-Bétharram, le village d’enfants de Riaumont ou encore Saint-Jean de Pélussin, ont dénoncé des violences structurelles, physiques, psychologiques et sexuelles commises par des enseignants, surveillants et clercs. De plus, de nombreux cas d’agressions sexuelles et de viols dans les écoles parisiennes ont été révélés ces dernières semaines. Si le rectorat et la mairie de Paris mettent en avant la suspension de 3 enseignant·es et 16 animateur·ices depuis la rentrée, des parents d’élèves ont toutefois dénoncé, dans la presse, l’omerta à laquelle ils ont été contraints.
Les manquements de l’administration sont nombreux
Alors que la circulaire du 9 mars 2018 prévoit « la suspension de la personne présumée agresseur dans l’attente du conseil de discipline », cette mesure n’est que peu mise en place dans la pratique. De même, les mesures de protection et d’accompagnement des victimes de violences sexistes et sexuelles au travail et de celleux qui les dénoncent sont souvent absentes. L’administration laisse les violences se poursuivre et les pressions s’exercer. 83% des personnes qui se sont tournées vers leur hiérarchie suite à des violences sexistes et sexuelles considèrent qu’elles n’ont pas été aidées (enquête SUD éducation 2024).
Le manque de postes et de moyens pour détecter les violences subies
Alors les pôles médico-sociaux jouent un rôle central dans la lutte contre les Violences Sexistes et Sexuelles, en 2024, 40% des établissements scolaires de Seine-Saint-Denis n’avaient ne disposaient ni d’infirmier·e ni médecine scolaire. On sait pourtant que chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles (rapport CIVISE, novembre 2023) et que 80% des victimes d’inceste et de violences sexuelles ont moins de 15 ans (VIRAGE, 2016).


