SUD Education Solidaires SUD Education 93
Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

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3 de Bordeaux : l’acharnement anti-syndical se confirme, la solidarité s’organise
Article publié le 3 décembre 2020


Communiqué fédéral du 28 novembre 2020

Vendredi 20 novembre, Zoé, Jean et Véronique, enseignant-e-s du lycée François Mauriac à Bordeaux et syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu un courrier les invitant à consulter leur dossier dans le but d’engager des procédures disciplinaires. Ce qui leur était reproché ? S’être mobilisé-e-s, comme tant d’autres collègues partout sur le territoire, contre la mise en place des E3C.

Mercredi 25 et vendredi 27 novembre, ils et elles ont consulter leurs dossiers. Ces dossiers, très minces, confirment ce que l’on savait : l’administration reproche aux collègues d’avoir participé à une action de grève appelée par les organisations syndicales. Il s’agit purement et simplement de répression anti-syndicale et d’une atteinte au droit de grève, qui est un droit constitutionnel.

Ces dernières années, les situations de répression se sont multipliées contre les personnels mobilisés contre les réformes Blanquer. Parmi ces situations de répression, les militant-e-s SUD, bien souvent en première ligne des mobilisations, font l’objet d’un acharnement manifeste (Bobigny, Strasbourg, Melle et maintenant Bordeaux).

Nos camarades ne sont pas seul-e-s : dès le lundi 23 novembre, le lycée François Mauriac était en grève. Vendredi 27 novembre, un appel organisé en quelques jours et soutenu par l’intersyndicale académique CGT-FO-FSU-SNES a rassemblé plus de 300 personnes devant le rectorat. C’est remarquable.

La fédération SUD éducation apporte tout son soutien à nos trois camarades et exige que les procédures disciplinaires soient abandonnées, comme celles des autres personnels mobilisés contre les E3C et contre les réformes mises en oeuvre par le ministre et le gouvernement.

En cas de convocation à des conseils de disciplines, la fédération SUD éducation appellera les personnels à se mettre en grève et à se rassembler massivement devant le rectorat de Bordeaux. Elle appelle d’ores et déjà les personnels à préparer l’organisation de délégations depuis d’autres départements pour participer au rassemblement à Bordeaux, ainsi que l’organisation de rassemblements locaux devant les DSDEN et les rectorats.

SUD éducation appelle à multiplier les prises de positions et motions de soutien en faveur de nos camarades.


SUD éducation 93 dénonce cette nouvelle répression anti-syndicale et assure de sa totale solidarité à nos camarades.


Voici un modèle de motion de soutien et un courrier-type, à adopter par les équipes et à envoyer à 3debordeaux@sudeducation.org 

Motion -type 
A proposer/ adapter dans les conseils d’école et les conseils d’administration, mais aussi pour les AG, les réunion syndicales.

 
Le vendredi 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, Zoé, Véronique et Jean, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu une lettre de la rectrice indiquant qu’elle engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.
 
Quatre collègues de ce lycée, 9 en tout en Gironde, avaient reçu au mois de mars un courrier de menace de la rectrice. 9 mois après leur mobilisation contre la réforme Blanquer du Bac, 7 mois après ce premier écrit, les menaces sont donc mises à exécution.
 
Ce vendredi 27 novembre, nos collègues Zoé, Véronique et Jean, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont fini de consulter leurs dossiers. Ces dossiers confirment ce que nous savions déjà, il s’agit de répression anti-syndicale contre des collègues engagés contre la réforme du bac. Ce même jour, un rassemblement devant le rectorat de Bordeaux a réuni plus de 300 personnes. 
 
Ce qui est reproché à nos collègues ? S’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en oeuvre de la réforme du bac Blanquer. Ces dernières années, les cas de répression se multiplient : le collège République de Bobigny, Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle. Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.
 
Les personnels de (nom de l’école, du collège, lycée) réunis en Assemblée générale avec leurs syndicats (noms des syndicats) exigent l’abandon immédiat des procédures contre nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.
 
Les personnels de (nom de l’école, du collège, lycée) réunis en Assemblée générale avec leurs syndicats (noms des syndicats) exigent l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les personnels mobilisés contre les politiques rétrogrades du ministère et du gouvernement. On ne touche pas à nos camarades !
 


 
Courrier-type

À …………., le ………………..
 
À Madame la Rectrice de l’Académie de Bordeaux /
À M. le ministre de l’Éducation nationale 
sous couvert du chef d’établissement ou IEN pour le 1er degré,
 
Objet : abandon des procédures contre les personnels mobilisés de Bordeaux 
 
Nous, personnels de (nom de l’école, du collège, lycée), avons appris que ce vendredi 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu une lettre de votre indiquant que vous engagiez contre elles et eux une procédure disciplinaire.
 
Quatre collègues de ce lycée, 9 en tout en Gironde, avaient reçu au mois de mars un courrier de menace de votre part. 9 mois après leur mobilisation contre la réforme Blanquer du Bac, 7 mois après ce premier écrit, les menaces sont donc mises à exécution.
Ce vendredi 27 novembre, nos collègues ont fini de consulter leurs dossiers. Ces dossiers confirment ce que nous savions déjà, il s’agit de répression anti-syndicale contre des collègues engagés contre la réforme du bac. Ce même jour, un rassemblement devant le rectorat de Bordeaux a réuni plus de 300 personnes. 
Ce qui est reproché à nos collègues ? S’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en oeuvre de la réforme du bac Blanquer. Ces dernières années, les cas de répression se multiplient : le collège République de Bobigny, Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle. Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.

Nous exigeons l’abandon immédiat des procédures contre nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

Veuillez croire, Madame la rectrice/M. le ministre, en notre attachement au service public d’éducation