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Stage du GFEN - Construire l’égalité dans nos classes... Quelles pratiques ?

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jeudi 18 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

vendredi 19 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

Pourquoi SUD est CONTRE les nouveaux statuts des enseignant-e-s du 2nd degré
Article publié le 29 avril 2014

Pourquoi SUD ne parle-t-il pas de l’annualisation et du pouvoir des chefs dans les nouveaux statuts du 2nd degré ?

Nous avions dénoncé dès notre première analyse des « fiches GT6 », puis dans les groupes de travail ministériels sur les enseignant-e-s du 2nd degré, ces deux aspects qui figuraient bien dans les textes initiaux. Si notre expression a évolué à ces sujets, c’est parce que les textes aussi.

Les fiches de travail mentionnaient explicitement des « réunions collectives parents-professeurs », des « réunions pédagogiques et éducatives impliquant un ou plusieurs de leurs élèves », « différentes réunions d’équipe », des « modalités communes de travail en équipe », etc... bref imposaient les modalités d’application des « missions liées à l’enseignement ». Dans le projet de décret soumis aux organisations syndicales à peine une semaine avant le Comité Technique Ministériel du 27 mars, tous ces éléments avaient disparu, au profit de formules très générales ne mentionnant aucune réunion.
Il n’est pas question pour nous de se réjouir , mais juste de mesurer ce qu’implique la différence : si un-e chef veut imposer des réunions aux collègues, ce n’est pas sur les nouveaux décrets qu’elle ou il pourra s’appuyer, puisqu’ils n’en font pas mention. Et les collègues pourront (devront !) répondre qu’elles et ils remplissent déjà telle ou telle mission sous une forme certes différente, mais relevant bien de leurs obligations de service. Ces missions existaient déjà de fait et étaient définies réglementairement par des circulaires qui au fil des années ont précisé les décrets de 50.

Concernant la référence plus ou moins explicite au cadre de la Fonction Publique (FP) dans lequel nous sommes inscrit-e-s : le décret FP de 2000 qui fixe le cadre des 1607h annuelles prévoit dans son article 7 la possibilité que certains corps aient un fonctionnement particulier. Les décrets de 50 rentraient dans ce cadre-là, tout comme les nouveaux. C’est un statu quo qui mentionne le fait que la législation autour de nous a évolué, mais conserve notre cas particulier rédigé dans les mêmes termes qu’en 50.
Là encore il n’y a pas de raison de se réjouir : cette formulation n’empêche effectivement pas de futures attaques, mais elle n’en est pas une en elle-même. Tout comme les décrets de 50 n’ont pas empêché l’annualisation des 108h des PE ou du service des PRAG et PRCE.

Mais alors, pourquoi avons-nous voté CONTRE ces nouveaux statuts ?

Parce que nous ne négocions pas des avancées (reconnaissance des documentalistes ou reclassement dans le corps des PLP) contre des reculs. Ces reculs ne sont pas sur l’annualisation ou les chefs, mais bien sur le SERVICE HEBDOMADAIRE DEVANT ELEVES...

Ces fameuses 1607h annuelles, ce sont surtout les 35h, le résultat de plusieurs baisses du temps de travail successives dont aucune n’a été traduite dans nos services !
Ces missions de concertation qui - heureusement pour nous, ennemi-e-s du pointage - ne sont ni définies précisément, ni quantifiées au-delà de nos services hebdomadaires, nous revendiquons leur intégration dans un maximum hebdomadaire inchangé...
C’est une perspective bien plus motivante que le statu quo !

Non seulement on en est loin, mais en plus un nombre certain d’enseignant-e-s va voir son temps de travail HEBDOMADAIRE DEVANT ELEVES augmenter à la rentrée 2015, à cause de la substitution de primes et d’HSA aux décharges et heures de 1ère chaire.
C’est une attaque bien plus concrète qu’une éventuelle future tentative d’annualisation !

A part ça, ces nouveaux statuts entérinent toujours la division des personnels : PLP dindons de la farce au niveau des affectations, non-enseignant-e-s en REP+ exclu-e-s de la pondération, etc...
Nous ne voulons pas « travailler plus pour gagner plus » : nous voulons travailler moins pour travailler mieux et travailler tou-te-s !
Cela n’empêche pas de refuser la dégradation continue de notre pouvoir d’achat et de dénoncer les inégalités salariales, c’est pourquoi SUD éducation-Solidaires appelle à la grève jeudi 15 mai.

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Pourquoi SUD est CONTRE les nouveaux statuts

Voir aussi notre tract : Statuts des enseignants du 2nd degré : une réforme oui, mais pas celle-là