SUD Education Solidaires SUD Education 93
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Agenda


lundi 27 novembre
Stage antihiérarchie 27 et 28 novembre 2017 à Paris

mercredi 29 novembre
AG du collectif des enseignant.e.s de classes d’accueil mobilisés mercredi 29 novembre à 13h30 à la bourse du travail de Bobigny

mercredi 6 décembre
RIS Aubervilliers

jeudi 7 décembre
RIS BONDY

mardi 12 décembre
AG des lycées en lutte du 93 - 18h30 à Saint-Denis

jeudi 14 décembre
[Réservé aux adhérent.e.s] Stage fédéral juridique niveau 1 : « Les statuts et le juridique au service des personnels et de l’animation syndicale » à Paris

jeudi 14 décembre
RIS Bagnolet

lundi 18 décembre
Stage syndical "Au croisement des oppressions - Où en est-on de l’antiracisme à l’école ?" les 18 et 19 décembre 2017 à Saint-Denis

mardi 19 décembre
AG du district 4 (Aulnay - Sevran - Tremblay - Villepinte) - 18h30, au Delyss, 5 rue des deux gares, métro Gare du Nord

jeudi 18 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

vendredi 19 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

jeudi 8 février
AG des lycées en lutte du 93 - 18h30 à Saint-Denis

lundi 12 mars
Stage syndical pour les assistant-es d’éducation et assistant-es pédagogiques

N. Vallaud-Belkacem vend l’éducation et le féminisme a une entreprise cosmétique sexiste
Article publié le 14 mars 2017

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Communiqué L’Oréal

Mardi 7 mars, l’usine L’Oréal d’Aulnay-sous-Bois accueillera 200 élèves des collèges de la ville afin de « briser les idées reçues sur les métiers scientifiques et sur les femmes de sciences ». Ce projet, soutenu par le Ministère de l’Éducation Nationale, est une nouvelle manifestation de l’intrusion des entreprises privées au sein de l’école.

  • La lutte contre le sexisme abandonné par l’Etat

Alors que les conditions de travail des enseignant-es ne cessent de se dégrader, que de moins en moins de moyens sont alloués aux établissements, le Ministère n’hésite pas à s’allier aux grands groupes français, mettant en avant la richesse de ce type d’entreprise pour promouvoir l’égalité filles-garçons. Il faut que la mémoire de nos supérieur-es soient bien courtes pour oublier qu’il y a bientôt trois ans, Manuel Valls, Benoit Hamon et Najat Vallaut-Belkacem abandonnaient les outils de lutte contre le sexisme et les LGBTQIphobies expérimentés comme « l’ABCD de l’égalité ». L’abandon s’est fait au prétexte que « l’école n’est pas un champ de bataille idéologique ». Il ne l’est effectivement pas lorsqu’il s’agit de lutter contre l’intrusion du patronat dans nos écoles, mais il se doit de l’être lorsqu’il faut défendre toutes celles et tous ceux qui n’ont pas droit à l’existence dans ce système normé et hiérarchisé de partition binaire du masculin et du féminin. La frilosité de nos supérieurs va toujours dans le même sens. Et ce type de partenariat ne fait que participer à la casse du service public d’éducation.

  • La lutte contre le sexisme dévoyée

En ouvrant la porte à une telle entreprise, N. Vallaud Belkacem cautionne le culte des évaluations, les indicateurs, le management, le mérite, l’individualisme. La ministre offre aussi à l’Oréal, société cosmétique défendant une vision sexiste des femmes réduites à leur apparence physique, un prétexte à étaler sa propagande bien particulière sur le droit des femmes. La société affirmait l’année dernière que le 8 mars était « la journée des femmes, pas celle des racines », réduisant un événement capital pour la défense des droits des femmes à un jeu de mots sexiste. Le programme pour les filles et la science de la Fondation L’Oréal défend la beauté portée comme valeur « pour se sentir mieux et s’en sortir mieux, [...] soins de beauté et de bien- être en milieu médical et social pour aider les femmes touchées par la maladie, la précarité, l’isolement, à renouer avec l’estime de soi, à retrouver une féminité malmenée, à se battre pour continuer leur vie ». Autrement dit : qu’importent les viols, les violences conjugales, les inégalités salariales, le travail domestique, tant que les femmes prennent soin d’elle avec nos produits, elles peuvent continuer leur vie ». Najat Vallaud-Belkacem se rend-elle compte de ce qu’elle cautionne ?

Jamais l’école n’aura été autant ouverte au privé que sous le mandat de cette ministre, comme l’a par exemple prouvé le partenariat signé en décembre 2015 sans débat public ni appel d’offres.

Nous appelons au boycott de ce type d’initiatives, renvoyons nos collègues sur tous les projets antisexistes construits par des enseignant-es, des éducateur-rices, des militantes féministes . Contre l’entrisme de l’entreprise et de ces valeurs, nous défendons les valeurs coopératives d’entraide afin de construire une autre école dans une autre société, égalitaire et émancipatrice.