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Le conseil départemental ne prend pas la mesure de l’urgence et de l’indignité de la situation du collège Henri Barbusse
Article publié le 15 février 2016

Des engagements à court terme ont été pris pour des travaux nécessaires (étanchéité, peinture), mais ils restent largement insuffisants. Les chantiers d’ampleur, quant à eux, devront attendre : la restructuration des WC des élèves, celle du CDI ou la mise en place d’un complexe sportif nous ont été annoncés... d’ici 2020.

Comme l’ont fait remarquer à Emmanuel Constant plusieurs collègues en poste depuis longtemps, cela fait plus de 10 ans que ces travaux, indispensables, sont annoncés puis reportés, hier par le Conseil général, aujourd’hui par le Conseil départemental. Pour justifier ces délais, le Conseil départemental fait valoir des procédures administratives. Pourtant, les mêmes promesses avaient été faites l’année dernière par l’ancien vice-président du Conseil général, Mathieu Hanotin (PS). Faut-il en conclure que depuis 12 mois, aucune procédure administrative n’a été enclenchée pour réaliser des travaux nécessaires et promis depuis une décennie ?

L’argument budgétaire nous a aussi été opposé. C’est ce même argument qui devrait nous amener à hiérarchiser les priorités. En effet, Emmanuel Constant nous a demandé de choisir, dans les 3 chantiers d’ampleur discutés, celui qui serait le « plus urgent ». Cela revient à demander si nous préférons que les élèves aillent aux toilettes dans des conditions dignes, lisent et se documentent dans des conditions dignes, exercent des pratiques sportives dans des conditions dignes. Imposerait-on un tel choix aux élèves, aux parents et aux personnels du lycée Henri IV à Paris ?

Emmanuel Constant nous a par ailleurs demandé s’il était réellement urgent de dépenser de l’argent pour désamianter les locaux de la section SEGPA. Il nous a en effet assurés que, présente dans la colle, sous le lino, l’amiante ne représentait aucun risque dans cette situation. Pourtant, au vu des fuites d’ampleur, de l’eau coule sur ce sol, de nombreux élèves y passent et il s’érode. Nous ne comprenons pas que ce risque soit sous-évalué, ni que l’indispensable travail de désamiantage soit mis en concurrence avec d’autres chantiers.

Une fois de plus, ce sont donc des arguments budgétaires qui nous sont opposés. Nous souffrons d’une politique d’austérité entamée sous Nicolas Sarkozy et renforcée sous François Hollande. Nous refusons d’être ainsi sacrifié-es, avec nos élèves, et demandons à l’Etat et au Conseil départemental d’assurer leurs responsabilités et de financer les travaux en urgence, à hauteur des besoins, pour que nous travaillions dans un environnement sûr et digne.