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JOURNAL ACADEMIQUE DECEMBRE 2010
Article publié le 8 décembre 2010

Restons debout et combatifs

« lls ont gagné » et « nous aurions donc perdu » en
n’obtenant pas le retrait du projet de loi sur les retraites ?
La réalité nous paraît plus complexe ! Nous revenons
ici sur les raisons de l’échec et sur les raisons d’espérer
et de lutter nées d’une mobilisation exceptionnelle et
prometteuse.

Pourquoi le passage en force de la loi
a été possible ?

D’abord disons clairement que la réelle détermination
du gouvernement ne peut pas servir d’explication
suffisante. Certes le Medef voulait ce projet, un recul
aurait remis en cause toute la politique anti-sociale du
gouvernement… mais comme nous le disions, la grève
générale les aurait fait plier eux comme d’autres. De ce
point de vue, les réquisitions dans deux raffineries -
pour autant qu’elles soient choquantes - n’expliquent
pas l’arrêt de la grève fin octobre.

Si nous n’avons pas gagné, c’est que la grève ne s’est
pas assez généralisée…. À cela, plusieurs raisons : la
responsabilité de la majorité de l’intersyndicale nationale
ne peut pas être écartée ; la stratégie de négociation
du condominium CGT/CFDT et de la majorité de
l’Intersyndicale menait à la défaite. Jamais elles n’auront
appelé à la reconduction et à la grève générale pour
bloquer l’économie du pays et ceci alors que le pouvoir
Sarkozyste lui refusait tout espace de négociation.

Pour autant la grève reconductible, déjà installée
depuis 15 jours à Marseille, s’est développée rapidement
à partir de la journée de grève du 12 octobre à la SNCF
grâce au long travail de SUD rail et des équipes
CGTauprès des cheminots .

Il en a été de même dans les raffineries, les ports, les
collectivités territoriales autour de militants CGT et
CFDT souvent en opposition à leur direction syndicale
et par à-coups dans le privé en province.

À une semaine de la Toussaint, un puissant mouvement
lycéen conjugué à la pénurie de carburant paraissait
pouvoir faire vaciller le gouvernement.

Malheureusement, comme nous l’avons constaté dans
l’éducation, la grève n’était pas assez généralisée.

L’illusion d’une grève reconductible par procuration
dans les seuls secteurs stratégiques, la difficulté à
construire une grève reconductible dans le privé sont
sans doute des explications. Dans le public et particulièrement
dans l’éducation, la dureté du projet était
sans doute moins ressentie du fait que beaucoup de
collègues travaillent déjà au-delà de 60 ans et que le
calcul à 75 % sur les six derniers mois ne sera sans
doute remis en cause… qu’en 2013.

En quoi avons-nous alors gagné ?

C’est la 1ère victoire idéologique du mouvement social
depuis très longtemps. Les arguments du gouvernement
sur le caractère inéluctable de la réforme ont été rejetés
par les salariés et la population. Son injustice puis le
caractère de classe de ce gouvernement des « riches »
contre les « pauvres » sont apparus clairement.

Sommaire

1 Restons debout et combatifs

2 Le 4 décembre avec les chômeurs/ses !

3 Échos des établissements...

4-6 Cas d’école...

Vers la désintégration de l’ASH

Contrats précaires dans les écoles : les EVS et les AVS

7-10 Les Luttes

PES : Qui peut le plus fait le moins, et inversement !

Les stagiaires sont entrés dans la lutte !

Dispositif « CLAIR »

La décentralisation contre les personnels ATEE

Soutien à Olivier ROSAY

Les présidents d’universités livrent les étudiants au MEDEF

11-17 ‘Nalyse

Rythmes scolaires : le serpent de mer

Hommage à Sylvaine

Haïti : Le dérisoire et le tragique

18 Note de lecture

Le Président des riches, M. Pinçon et M. Pinçon-Charlot

19 Bulletin d’adhésion

20 Menu du SUD...

Quel syndicalisme pratiquons-nous ?

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JA n°85