SUD Education Solidaires SUD Education 93
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Agenda


lundi 20 novembre
Manifestation nationale du Travail Social Ile de France

mardi 21 novembre
RIS Noisy-le-Sec
Grève profs/agent-e-s des collège mardi 21 novembre

jeudi 23 novembre
Stagiaires, formateur-trices et personnels de l’ESPE : tou-tes en grève !

lundi 27 novembre
Stage antihiérarchie 27 et 28 novembre 2017 à Paris

mercredi 29 novembre
AG du collectif des enseignant.e.s de classes d’accueil mobilisés mercredi 29 novembre à 13h30 à la bourse du travail de Bobigny

mardi 12 décembre
AG des lycées en lutte du 93 - 18h30 à Saint-Denis

jeudi 14 décembre
[Réservé aux adhérent.e.s] Stage fédéral juridique niveau 1 : « Les statuts et le juridique au service des personnels et de l’animation syndicale » à Paris

jeudi 14 décembre
RIS Bagnolet

lundi 18 décembre
Stage syndical "Au croisement des oppressions - Où en est-on de l’antiracisme à l’école ?" les 18 et 19 décembre 2017 à Saint-Denis

mardi 19 décembre
AG du district 4 (Aulnay - Sevran - Tremblay - Villepinte) - 18h30, au Delyss, 5 rue des deux gares, métro Gare du Nord

jeudi 18 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

vendredi 19 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

jeudi 8 février
AG des lycées en lutte du 93 - 18h30 à Saint-Denis

lundi 12 mars
Stage syndical pour les assistant-es d’éducation et assistant-es pédagogiques

Illusions sécuritaires ou moyens à la hauteur...
Article publié le 6 janvier 2016

La focalisation médiatique autour de l’agression fictive d’Aubervilliers a remis sur le devant de la scène la question de la sécurité à l’École.
Depuis le 2 décembre, les mesures ministérielles posent toujours problème : les interprétations excessives des consignes institutionnelles sur les sorties scolaires, la possibilité de contrôle visuel des sacs à l’entrée des écoles et des établissements scolaires et le contrôle systématique de l’identité des personnes extérieures...
Nous rappelons que l’identité des personnes entrant dans un établissement peut être demandée et confirmée avec n’importe quel document. Les personnels de l’éducation nationale ou les agents des collectivités territoriales ne sont pas des assistant-e-s de police judiciaire et ne sont pas plus à même de demander une pièce officielle d’identité que de fouiller les effets personnels des élèves. De nombreuses familles n’ont pas ce document ou ont une pièce d’identité d’une autre nationalité et pourraient hésiter à les présenter dans le contexte actuel.
Enfin, les exercices de sécurité dans le cadre du Plan Particulier de Mise en Sécurité (PPMS) dans les écoles n’est qu’une mesure qui se révèle inutile et anxiogène pour les élèves pour dédouaner les autorités. Ces mêmes autorités acceptent bien qu’une seule personne surveille l’entrée de deux voire trois écoles à Aubervilliers. C’est cette même institution qui a refusé le droit de retrait aux collègues alors qu’elle ne savait pas encore que l’agression d’Aubervilliers était fictive.
La sécurité ne consiste pas seulement à surveiller l’enceinte des écoles et des établissements. Personnels éducatifs, sociaux, médicaux en nombre insuffisants et non remplacés en cas d’absence,établissements scolaires trop grands où on ne se connaît pas, locaux détériorés, sur-occupés et non entretenus du fait des politiques d’austérité, conditions de travail dégradées pour les personnels et d’étude pour les élèves,… Tout cela concourt à « l’insécurité » sans que cela ne mobilise pour autant l’institution.
Toutes les questions relatives à la santé et à la sécurité nécessaires à de bonnes conditions de travail des personnels et d’étude pour les élèves ne seraient se faire sans interroger le manque de moyens, particulièrement criant en Seine-Saint-Denis.
La sécurité des élèves et des personnels ne doit pas aboutir à la stigmatisation d’une partie des parents d’élèves ni à prendre des mesures liberticides et sécuritaires à l’École comme ailleurs.
L’école doit continuer d’être un lieu accueillant et ouvert sur le monde et non se transformer en centre fermé participant au contrôle des classes populaires.
Nous revendiquons des moyens à la hauteur des besoins dans l’éducation.
Et nous n’oublions pas qu’au-delà de l’École, le terrorisme trouve ses causes dans les choix successifs menées par la classe dominante en matière de politique internationale et de répartition des richesses générateurs de souffrance, d’exclusion, de précarité et de violence.