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Agenda


mardi 12 décembre
AG des lycées en lutte du 93 - 18h30 à Saint-Denis

jeudi 14 décembre
[Réservé aux adhérent.e.s] Stage fédéral juridique niveau 1 : « Les statuts et le juridique au service des personnels et de l’animation syndicale » à Paris
Grève dans le 2nd degré - RDV au Métro Saint-Michel à 11h30.
Grève et manifestation dans le 1er degré : RDV Métro Saint-Michel à 11h30
Rassemblement de soutien à notre camarade de SUD Travail Affaires sociales à 14h Devant la DRH des Ministère Sociaux 14 avenue Duquesne Métro École-Militaire ou Saint-Francois-Xavier

jeudi 14 décembre
RIS Bagnolet ANNULEE

lundi 18 décembre
Stage syndical "Au croisement des oppressions - Où en est-on de l’antiracisme à l’école ?" les 18 et 19 décembre 2017 à Saint-Denis

mardi 19 décembre
AG du district 4 (Aulnay - Sevran - Tremblay - Villepinte) - 18h30, au Delyss, 5 rue des deux gares, métro Gare du Nord

jeudi 18 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

vendredi 19 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

jeudi 8 février
AG des lycées en lutte du 93 - 18h30 à Saint-Denis
Stage fédéral féministe "AntiféminismeS, oppressionS : Mieux les identifier pour mieux les combattre"

lundi 12 mars
Stage syndical pour les assistant-es d’éducation et assistant-es pédagogiques

District 4 - journal militant du nord de la Seine-Saint-Denis (Aulnay, Sevran, Tremblay, Villepinte) - octobre 2017
Article publié le 10 octobre 2017

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District 4 - octobre 2017

Public, privé, convergence des luttes !

Les raisons de se mobiliser en cette rentrée 2017 ne manquent pas. S’inscrivant dans la droite ligne d’un libéralisme décomplexé, le président et son gouvernement ont attaqué fort dès l’été.

La casse du Code du Travail se poursuit à coups d’ordonnances. Des dispositions sont adoptées, sur lesquelles Macron - ministre de l’économie - et El Khomri – ministre du travail - avaient reculé suite aux fortes mobilisations du printemps 2016. Ainsi du plafonnement des indemnités prud’homales : dorénavant, un-e patron-ne connaîtra le montant maximal des indemnités dues en cas de licenciement sans « cause réelle et sérieuse »... Il-elle lui sera alors possible de prévoir le coût d’une infraction à la loi et de s’y préparer.

La diminution de cinq euros de l’Aide Personnalisée au Logement (APL) pour les personnes les plus précaires, le cadeau de plusieurs milliards d’euros aux plus riches avec la réforme de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), les attaques contre les fonctionnaires toujours accusé-es de « coûter trop cher », la normalisation de l’état d’urgence avec la nouvelle loi « anti-terroriste » et les déclarations de Macron assimilant ses opposant-es à des « fainéants cyniques » et l’immense majorité des travailleuses et travailleurs à des « personnes qui ne sont rien », ont également marqué les derniers mois.

Cette politique antisociale et cette attitude méprisante touchent en premier lieu les habitant-es des quartiers populaires dans lesquels nous habitons et/ou travaillons. Le grand plan de licenciement qu’est la suppression de centaines de milliers de contrats aidés, touche ainsi de plein fouet l’éducation, pourtant offciellement sauvegardée. Dans le district, des dizaines de collègues de vie scolaire ou de l’administration sont concerné-es. Si les contrats aidés ne représentent pas une solution viable, leur disparition subite fait bien plus de dégâts.

Cette logique politique touche également l’école et aggravera encore un peu plus nos conditions de travail. Sous le discours de « l’école de la confiance », les premières mesures de Jean-Michel Blanquer oscillent entre nostalgie d’une école d’autrefois fantasmée et libéralisme tout droit issu de l’Institut Montaigne. Ainsi, les pouvoirs du directeur ou de la directrice d’école dans le primaire risquent d’être renforcés par la création d’un véritable statut, tandis que le-la chef-fe d’établissement dans le secondaire risque de pouvoir recruter son équipe et s’entourer de petit-es chef-fes contre monnaie sonnante et trébuchante. Nous, travailleuses et travailleurs de l’éducation du district, souvent confronté-es à une hiérarchie autoritaire, connaissons les risques de tels changements.

Alors, parce qu’on a toujours raison de se révolter et plus encore, il ne tient qu’à nous de nous mobiliser maintenant pour ne pas voir s’empirer une situation déjà très diffcile, pour gagner de nouveaux droits, pour nous permettre de travailler dans des conditions décentes et épanouissantes, pour offrir à nos élèves les moyens de s’émanciper. Nous mobiliser aux côtés des travailleuses et travailleurs du privé parce qu’une attaque contre une travailleuse est une attaque contre tous-tes. Et que la perte de droits des un-es ne fait que préparer la perte de droits des autres. S’organiser avec tou-tes nos collègues agent-es, enseignant-es, personnel médico-social, de vie scolaire, administratif, tous statuts confondus, pour résister face à la hiérarchie, pour ne pas laisser détruire ce que des décennies de luttes ont arraché, pour construire collectivement une autre école et une autre société car seul le combat collectif nous permet d’avancer.

Sommaire :

L’Écho des bahuts :
- p. 3, Lycée Jean-Zay et
collège Le-Parc d’Aulnay,
- p. 4, Lycée Blaise-Cendrars à Sevran, collèges Victor-
Hugo d’Aulnay et
Les Mousseaux d’Villepinte
- p. 5, Lycée Rostand
de Villepinte,
- p.6, collège Jean-Jaurès
à Villepinte,

p. 6, L’austérité frappe les AVS.

pp. 7-8, le TUC est CUI,
mort annoncée des contrats aidés.

pp. 9-11,
Blanquer mis à nu.

PDF - 8 Mo
District 4 - octobre 2017