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District 4 - journal militant du nord de la Seine-Saint-Denis (Aulnay, Sevran, Tremblay, Villepinte) - février 2017
Article publié le 7 mars 2017

Contre les violences policières : marchons le 19 mars !

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Théo L. et Mohammed K. étaient élèves à Aulnay. Ils ont fréquenté l’école Jules-Ferry, les collèges Victor-Hugo et Christine-de-Pisan. Les violences dont ils ont été victimes ne sont pas des « bavures » ou des « dérapages » malheureux. Ces violences sont structurelles. Elles se manifestent à travers des pratiques racistes de contrôle au faciès et un traitement stigmatisant des jeunes hommes des quartiers populaires, dans une logique confinant au harcèlement.

Les causes de cette situation sont nombreuses. Un récent sondage du CEVIPOF montre que 60% des fonctionnaires de la police nationale en activité auraient l’intention de voter Front national au premier tour de l’élection présidentielle 2017. La police n’est que le reflet d’une société de plus en plus raciste : banalisation des idées d’extrême droite, pic d’islamophobie lors de l’affaire dite « du burkini » cet été, récupération détournée du principe de laïcité, refus d’accueillir les migrants, les exemples ne manquent pas.

Ce climat est indissociable de la politique discriminatoire menée à l’égard des quartiers populaires du district 4 comme ailleurs, à commencer par la chute libre des moyens alloués à l’éducation (baisse massive du taux d’encadrement des élèves, par exemple), et plus généralement aux services publics. Le tout au coeur d’un département dont les taux de pauvreté et de chômage sont le double de la moyenne de la France métropolitaine. C’est peu dire que les politiques sont les premiers responsables de cette situation. Répondant à une potentielle « menace terroriste » virtuellement présente sur tout le territoire, « l’état d’urgence » s’accompagne de mesures toujours plus dures : la semaine même de « l’affaire Théo » la police se voit renforcée dans ses pouvoirs… Une politique prétendument « sécuritaire » : terme d’une amère ironie pour ces populations qui vivent dans l’insécurité permanente.

Insécurité vis à vis de la police d’abord : le remplacement de la police de proximité par des BST (brigades spécialisées de terrain), répressives, n’a fait qu’accentuer le rapport de défiance et la dureté des relations entre la police et une partie de la population. Insécurité sociale ensuite, conséquence structurelle des politiques réactionnaires et antisociales que subissent les quartiers populaires depuis plusieurs dizaines d’années.

Les familles des victimes de violences policières ainsi qu’un grand nombre d’associations et d’organisations politiques et syndicales appellent à une marche le 19 mars pour la Justice et la Dignité à partir de 14h à Nation Nous appelons à les rejoindre.

Luttons ensemble contre les violences policières, le racisme et la discrimination des quartiers populaires !

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Sommaire :

* L’Écho des bahuts :
- Mobilisation des agent-es et maintien du CIO d’Aulnay, p. 3 ;
- Grèves anti-hiérarchie, préludes à l’autogestion ? pp.4-5 ;
- LSUN aux Mousseaux et Touche Pas à Ma ZEP, p. 8.

* Supplément du printemps, pp. 6-7.

* « DHG 2017, c’est toujours la disette », analyse des DHG des collèges et lycées du district, pp. 9-11.