SUD Education Solidaires SUD Education 93
Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

1er degré | 2nd degré | Agents | Contractuels enseignants | Interprofessionnel | Les représentant-e-s | Stagiaires | Supérieur | Moyens des établissements | Education prioritaire | Plan d urgence |

Découvrir SUD éducation 93

Agenda


mardi 12 décembre
AG des lycées en lutte du 93 - 18h30 à Saint-Denis

jeudi 14 décembre
[Réservé aux adhérent.e.s] Stage fédéral juridique niveau 1 : « Les statuts et le juridique au service des personnels et de l’animation syndicale » à Paris
Grève dans le 2nd degré - RDV au Métro Saint-Michel à 11h30.
Grève et manifestation dans le 1er degré : RDV Métro Saint-Michel à 11h30
Rassemblement de soutien à notre camarade de SUD Travail Affaires sociales à 14h Devant la DRH des Ministère Sociaux 14 avenue Duquesne Métro École-Militaire ou Saint-Francois-Xavier

jeudi 14 décembre
RIS Bagnolet ANNULEE

lundi 18 décembre
Stage syndical "Au croisement des oppressions - Où en est-on de l’antiracisme à l’école ?" les 18 et 19 décembre 2017 à Saint-Denis

mardi 19 décembre
AG du district 4 (Aulnay - Sevran - Tremblay - Villepinte) - 18h30, au Delyss, 5 rue des deux gares, métro Gare du Nord

jeudi 18 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

vendredi 19 janvier
Stage Pédagogies alternatives et syndicalisme - l’individu grâce au collectif, malgré lui

jeudi 8 février
AG des lycées en lutte du 93 - 18h30 à Saint-Denis
Stage fédéral féministe "AntiféminismeS, oppressionS : Mieux les identifier pour mieux les combattre"

lundi 12 mars
Stage syndical pour les assistant-es d’éducation et assistant-es pédagogiques

Contre les conceptions sécuritaires et policières dans l’éducation : refusons les équipes mobiles de sécurité
Article publié le 12 octobre 2009

Après avoir annoncé la suppression de milliers de postes dans l’Education nationale, Luc Chatel, en présence du ministre de l’Intérieur, a inauguré la mise en place d’équipes mobiles de sécurité (EMS) le lundi 5 octobre au lycée Jean Zay à Aulnay-sous-Bois. Ces équipes sont censées exercer aux
abords et dans les établissements connaissant des troubles et sur demande des chefs d’établissements (d’après les informations en ligne sur le site de l’Académie de Créteil). A terme, 50 EMS devraient s’installer dans cinq établissements de l’Académie.

Pour SUD éducation Créteil, cette conception purement policière et sécuritaire de l’éducation ne peut pas constituer une réponse acceptable à la situation difficile que connaissent certains établissements scolaires. Les politiques de régression sociale mises en place par le gouvernement, qui visent en premier lieu à réduire les coûts de l’éducation en y imposant une vision purement
« économiste », sont largement responsables de ces difficultés. D’une manière générale, nous constatons des conditions de vie de plus en plus difficiles dans les quartiers populaires qui ne manquent pas de se répercuter dans les établissements scolaires ou à proximité. Il y a urgence sociale, mais la
sanctuarisation des écoles ne peut pas être une solution, sauf à transformer ces dernières en camps retranchés.

Nous pouvons d’ailleurs avoir les plus vives craintes sur l’utilisation éventuelle de ces brigades pour casser des mouvements politiques de blocages ou occupations d’établissements scolaires et d’écoles, étant donnée la politique de criminalisation des mouvements sociaux mise en place depuis
plusieurs années.

En supprimant des milliers de postes dans l’éducation et en redonnant cinq milliards aux banques, ce qui constitue le « casse du siècle », le gouvernement a choisi de passer par perte et profit la question sociale et de servir les intérêts particuliers au détriment du bien public. Sud éducation Créteil s’oppose à la présence de ces équipes mobiles de sécurité qui ressemblent fort à la mise en place de vigiles dans les établissements scolaires. Nous appelons les collègues à s’opposer à la présence de ces équipes qui risquerait d’envenimer les relations entre les élèves et nous, par la grève si nécessaire. En ces temps de crise, seule une politique volontariste en matière d’éducation pourrait redonner un peu d’espoir à des jeunes à qui on a beaucoup promis et qui ne voient rien venir, si ce n’est les (mauvais) coups.

Ne laissons pas s’imposer des représentations sécuritaires et autoritaires de l’éducation dans lesquelles nous aurions tout à perdre, à commencer par la confiance que les élèves ont en nous. Plus que jamais réclamons une autre école pour une autre société… solidaire, égalitaire et démocratique.

PDF - 204.7 ko