SUD Education Solidaires SUD Education 93
Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

1er degré | 2nd degré | Agents | Contractuels enseignants | Interprofessionnel | Les représentant-e-s | Stagiaires | Supérieur | Moyens des établissements | Education prioritaire | Plan d urgence |

Concertation réseau Lorca - Saint-Denis
Article publié le 1er octobre 2013

« Z’auront pas les ZEP » constitue une aide pour intervenir sur cette question des moyens : à diffuser avant la réunion, à l’arrivée des collègues... Eventuellement faire tourner une grille de contact pour une liste de discussion des enseignants du réseau.

La préparation

L’enjeu de cette concertation n’était pas forcément évident au départ. Cependant, les collègues ont réagi vivement, excédés par la forme qui cherchait manifestement à évacuer les questions qui fâchent.
- Les collègues du collège ont donc organisé une réunion préparatoire, ainsi que les enseignants de certaines écoles. Ces réunions de préparation ont été déterminantes pour déborder le cadre dans lequel la hiérarchie voulait contraindre le débat, tant au niveau de la plénière qu’à celui des ateliers (la hiérarchie n’a pas hésité à intervenir dans certains ateliers pour expliquer à quelle conclusion il devait aboutir).

A l’Eclair Garcia-Lorca, la ½ journée était organisée :

- 1h de plénière pour situer le rapport diagnostic et intervenir là-dessus. A ce niveau, il est déjà possible d’intervenir pour faire remarquer tout ce qui est absent du rapport (moyens nécessaires), ou ce qui est évacué de ses conclusions (seuils...)
- 2h d’ateliers aux intitulés évacuant soigneusement tout ce qui concerne les moyens, exepté sous l’angle de « l’utilisation des moyens disponibles ». A ce niveau, il est possible à la fin de la plénière de réorganiser quelque peu l’ordre du jour en rajoutant par exemple un atelier sur les conditions de travail, un atelier sur les moyens nécessaires... A Garcia-Lorca, nous avons donné RDV à la moitié du temps dévolu aux ateliers pour un atelier conditions de travail. Il est également possible de détourner ou d’interpréter le sens d’un atelier, puisque la question des moyens resurgit en réalité toujours. A Garcia-Lorca, la plupart des ateliers ont parlé des moyens, et celui sur « l’utilisation des moyens disponibles » s’est changé en « les moyens nécessaires en ZEP, récapitulant les revendications des enseignants.
- 1/2 heure Plénière de compte-rendu des ateliers. Cette plénière n’était pas prévue à l’origine, ce sont les enseignants qui l’ont exigée. Elle est très utile pour savoir ce dont ont débattu les autres collègues, et pour conforter les revendications communes. A l’issue de la plénière initiale, ne pas hésiter, si elle n’est pas prévue, de demander à ce que les ateliers cessent ½ heure plus tôt pour revenir en plénière.

Bilan :

Le cadre de la concertation a été complètement dépassé. A partir du moment où les enseignants se sont préparés, il n’est pas possible pour la hiérarchie de contraindre une concertation à laquelle elle appelle, et ses manœuvres dilatoires sont vouées à l’échec.

Sans se leurrer sur l’utilité de cette concertation, il n’est pas inintéressant de faire remonter à la hiérarchie (même si ce n’est pas relayé officiellement) l’exaspération des collègues et ce qu’ils attendent d’une réforme de l’éducation prioritaire.

Surtout, ces moments sont d’excellentes opportunités de débat entre enseignants de plusieurs écoles, 1er et 2nd degrés, très productifs sur le plan des revendications qui transparaissent. Ils constituent une étape indispensable à la constitution d’une force collective de proposition, apte à se transformer si ces propositions ne sont pas prises en compte en une force collective de contestation.

Revendications

Au niveau des revendications qui transparaissent,
- d’abord celle des effectifs par classe, avec émanant de plusieurs ateliers la demande de 15 élèves par classe, qui dépassent largement les revendications syndicales !
- La question des possibilités de mouvement, mais aussi celle des possibilités de rester dans un établissement pour ceux qui ne sont pas titulaires d’un poste.
- La question des conditions de travail. Celle aussi, très forte, des bonifications pour les enseignants en ZEP (bonification du salaire de 500 euros, bonification retraites, possibilité de temps partiel payé temps plein, allègement de service particulièrement en fin de carrière...).