SUD Education Solidaires SUD Education 93
Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

1er degré | 2nd degré | Agents | Contractuels enseignants | Interprofessionnel | Les représentant-e-s | Stagiaires | Supérieur | Moyens des établissements | Education prioritaire | Plan d urgence |

Compte rendu audience avec M. Hanottin
Article publié le 3 janvier 2011

Le 6 décembre 2010, une délégation de représentants de Sud Education était reçue par M. Hanottin pour évoquer certains problèmes...

Bref compte rendu de l’audience
au Conseil Général du 93

Il a fallu insister pour l’obtenir
.

A peine 3 mois. Finalement, le 6 décembre, Mathieu Hanotin, vice-président recevait, Sabine, Isabelle, Bruno et Philippe, pour que soient évoqués différents points de divergence entre SUD et le CG 93.
Hormis des questions d’ordre interne au syndicat et au Conseil Général du 93, ont été évoqués plusieurs points. Le premier étant celui qui tient le plus à cœur à SUD Education Créteil, à savoir la défense des personnels ATTE des collèges.
Nous avons évoqué les points suivants :
- Le problème des remplacements
de longue durée qui ne sont plus assurés
Pour le CG, la situation est plus compliquée que cela parce que ce n’est pas un problème d’encadrement - il y a 1400 agents pour 120 collèges - mais un problème lié au taux d’absentéisme élevé d’une catégorie de personnel vieillissante. De plus, une brigade d’équipe mobile (EMIR) de 12 agents remplaçants a été créée.
Nous ne partageons évidement pas cette analyse qui renvoie aux personnels ATTE, les carences que le CG n’assument pas, à savoir : des manques de moyens humains et matériels qui se traduisent pour les ATTE par une organisation du travail qui surcharge les agents, des moyens matériels pas adaptés aux tâches à accomplir et des pressions hiérarchiques de plus en plus nombreuses.
Pour remédier à cela , le CG réfléchit à la création d’un projet de service public pour les ATTE qui consisterait à réécrire ce que sont les métiers d’un ATTE. Ce projet s’articule sur les axes suivants : la mutualisation, les EMIR (agents+agents remplaçants), les cuisines de production avec la mutualisation des cantines, l’équipement des agents, la formation, l’harmonisation entre collèges en équilibrant les moyens entre les collèges sous dotés et ceux sur dotés.
- Le problème de la double hiérarchie
des personnels techniques
Mathieu Hanotin a reconnu que la situation était intenable dans le cadre actuel quand il y a des problèmes entre gestionnaire et ATTE. En effet, les intendants qui dépendent du rectorat, exercent sous couvert du CG "l’autorité hiérarchique que le CG lui délègue". Ainsi, en cas de conflit entre gestionnaire et ATTE et lorsque la responsabilité du CG est engagée, il se retourne contre le rectorat.
Ainsi,nous sommes revenus sur plusieurs affaires que nous avons suivies cette année et l’année passée. Nous avons connaissance de deux établissements où les personnels sont évidemment en souffrance : les collèges Fabien à Saint-Denis et Vilar à Villetaneuse. Dans ce dernier établissement, nous avons constaté que le Conseil Général, ou tout au moins certaines gestionnaires, soutient activement une direction d’établissement pourtant odieuse avec les personnels. Au collège Fabien, le Conseil Général semble être impuissant pour régler le problème dû à l’intendant. Pourtant l’an passé, la direction de l’éducation était intervenue avec succès auprès du chef d’établissement du collège Jean Moulin d’Aubervilliers, pour régler des différends entre direction et ATTE. Il faut toutefois préciser que l’Inspection académique et le Rectorat avaient été informés. D’ailleurs, dans un autre, le collège Jean Zay de Bondy, c’est le Rectorat qui a fait déplacer une intendante qui pourrissait la vie des personnels.
Nous avons appris que le Conseil Général comptait construire six collèges dont trois en PPP (Partenariat Public-Privé) de 110 millions chacun.
Ces collèges auront des capacités d’accueil de 600 élèves avec une marge de 100 élèves pour un accueil maximal à 700 élèves, soient 25 élèves par classe maximum.
Le choix de PPP, retenu par le CG pour sa rapidité d’exécution et sa souplesse dans le financement, est très problématique parce qu’elle a, d’une part, un coût plus élevé pour la collectivité que la construction entièrement publique, et d’autre part, elle privatise une partie des missions qui concernent l’entretien des bâtiments.
À nos interrogations, la réponse du CG a été : en cas de problème, nous aurons toujours la possibilité de ne plus payer de loyer. Cette réponse nous a modérément convaincus.
Après une heure trente d’entrevue nous avons pu constater que nos rapports avec les élus du CG étaient moins tendus qu’avec les membres de la DRH (Direction des Ressources Humaines).
Nous avons réaffirmé avec force notre volonté à défendre les personnels ATTE des collèges.

Philippe Potard et Sabine Duran