SUD Education Solidaires SUD Education 93
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Combattons la mise en œuvre du « suivi de carrière » dans le supérieur
Article publié le 22 décembre 2016

Appel intersyndical CGT FERC Sup - SNESUP-FSU - SUD éducation

En 2009, le ministère avait prévu d’instaurer une évaluation systématique des enseignant.e.s-chercheurs/euse, qui apparaissait comme l’un des moyens pour la mise en œuvre de la modulation des services, en vue d’économies budgétaires. Dans un mouvement sans précédent, les universitaires de toutes disciplines et de toutes sensibilités s’étaient alors uni.e.s et levé.e.s contre un projet qui constituait une atteinte à leur indépendance statutaire et aux libertés académiques, et témoignait d’un mépris pour l’ensemble des formes d’évaluation sur critères scientifiques qui rythment déjà leurs carrières.

Le ministère avait dû renoncer à imposer la modulation des services et suspendre la mise en œuvre de l’évaluation.

Depuis 2009, les ministères successifs n’ont cependant eu de cesse de vouloir imposer l’évaluation. Cette volonté s’est heurtée à la résistance des universitaires avec leurs organisations, résistance exprimée notamment à travers les prises de positions réitérées de la majorité des sections élues du CNU et de la commission permanente du CNU.

À la suite d’une injonction du ministère, et de la multiplication des expérimentations sans cadrage du suivi de carrière par des sections volontaires, la CP-CNU a proposé de mettre en œuvre un « suivi de carrière » qui ne serait pas une évaluation quantitative mais qui proposerait un regard et un échange sur l’ensemble des missions de l’enseignant.e.s-chercheur/euse et sur les conditions d’exercice de ses missions dans son établissement. Dans le cas où il serait mis en œuvre par le ministère, en 2017, les collègues de la vague C seraient concerné.e.s.

Nous nous opposons à cette procédure qui, outre qu’elle ne satisfait pas au caractère volontaire et confidentiel, ne correspond en rien à une appréciation scientifique digne de ce nom de l’activité des enseignant.e.s-chercheurs/euses.

C’est pourquoi nous appelons :

- les sections du CNU à ne pas le mettre en œuvre ;

- les collègues à ne pas remplir leur rapport d’activité et à se rapprocher des organisations syndicales signataires de cet appel pour organiser collectivement, notamment dans les établissements concernés, l’expression de leur refus de se soumettre à cette procédure.