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Admission Post Bac : communiqué des personnels du lycée Paul Eluard de St-Denis
Article publié le 22 juin 2017

Communiqué des sections SNES, CGT et SUD du lycée Paul Eluard (St-Denis)

Admission Post Bac : l’opacité génère des discriminations territoriales

Le service APB (Admissions Post Bac) est très critiqué pour son opacité et l’arbitraire qu’il engendre. Cet outil sert en fait à masquer l’incurie du gouvernement qui n’offre pas suffisamment de places aux futurs étudiant-es, en ne construisant pas le nombre d’écoles et d’universités nécessaires. Au lycée Paul Eluard de Saint-Denis, la situation est alarmante.

Au 14/06/2017, 478 élèves de terminales du lycée Paul Eluard (Saint-Denis, 93) ont formulé des demandes de places en filière universitaire. A ce jour, il y a 135 élèves sans aucune proposition, 4 réponses « Non mais », 104 réponses « Oui mais ». Il y a donc 235 réponses positives définitives, soit moins de 50% des demandes.

Même les demandes pour une formation labellisée « pastille verte », c’est-à-dire avec davantage de places disponibles, dont il était exigé des élèves qu’elles et ils en formulent au moins une, ont été massivement refusées, sans que les raisons ne soient clairement formulées. Tombées à quelques jours du début des épreuves du baccalauréat, ces informations ont eu un effet démobilisateur et anxiogène certain sur les candidat-e-s concerné-e-s, dont l’avenir est ainsi gravement compromis, même en cas de réussite au baccalauréat.

Ces annonces mettent une fois encore en évidence l’opacité des procédures d’attribution de places en Licence. Ces graves dysfonctionnement accusent le refus répété du ministère de communiquer une version exploitable et analysable d’APB : il a déjà fallu un recours administratif pour obtenir le code-source, et celui-ci s’est avéré inexploitable (voir à ce lien). Le 7 juin dernier, la revue l’Étudiant documentait les « petits arrangements du ministère » autour de ce l ogiciel et des placements en université (voir à ce lien). On est bien dans le bidouillage obscur, sans cohésions nationale ni transparence.

L’opacité du ministère autour de l’algorithme d’APB et celle des décisions universitaires l’absence cette année de données quant aux réponses fournies au niveau national se cumulent avec les inégalités territoriales auxquelles sont confrontées nos élèves. Ce sont donc à nouveau les personnes des quartiers populaires qui font les frais des approximations, des insuffisances et du mépris de la part de l’administration de la République.